PSG vs Inter: fans, tactics and stakes before kickoff (Full Transcript)

France 24 previews the UCL final: PSG’s youthful collective under Luis Enrique faces Inter’s experienced, tactical side amid huge fan scenes in Munich and Paris.
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[00:00:00] Speaker 1: Paris-Saint-Germain, Inter Milan, inédit dans l'histoire de la Ligue des champions. Dans quelques heures, le PSG deviendra le deuxième club français à soulever le trophée de la plus prestigieuse des Coupes d'Europe ou alors, ou alors, l'Inter Milan pourra éditer une nouvelle tunique, 4 étoiles sur le maillot, comme autant de titres en Ligue des champions. C'est tout l'enjeu de cette soirée. Avant de vous détailler notre dispositif, laissez-moi vous présenter ceux qui m'entourent ici en plateau. Hervé Coamo, que vous connaissez bien, bonsoir. Hervé, dès qu'il se passe quelque chose sur la planète foot, vous êtes ici à France 24. Naïm Mognol, vous êtes journaliste, vous aussi comme Hervé, et les téléspecteurs ont aussi l'habitude d'écouter vos analyses sur nos antennes. Bonsoir messieurs, merci à tous les deux de ne pas avoir choisi un bar, un pub ou une soirée entre amis pour assister à cette finale. Mais la rédaction de France 24, où on est aussi entre amis, on le sait bien, C'est bien. Nos envoyés spéciaux, Cédric Ferreira qui a le précieux sésame et qui est à l'Allianz Arena et qui sera en tribune. Un autre stade, le Parc des Princes, c'est Jules Boiteau qui va nous faire vivre cette ambiance exceptionnelle ce soir. Quatre écrans géants, 48 000 supporters au Parc des Princes. Dispositif donc exceptionnel, vous l'avez compris, sur France 24, cette rencontre que vous allez pouvoir suivre également sur nos réseaux sociaux et sur notre site internet avec nos envoyés spéciaux sur place. On ne va pas perdre de temps, on prend la direction tout de suite de la Bavière où nous attend donc Cédric Ferrera aux abords de cette Allianz Arena, coup d'envoi dans moins d'une heure. Vous êtes arrivé hier soir à Munich, Cédric, et tout au long de la journée on a senti et vous nous l'avez fait vivre cette fièvre, cette ferveur montée dans les rues de Munich.

[00:01:51] Speaker 2: On a passé beaucoup de temps avec les supporters parisiens à la Königsplatz, c'est la place royale de Munich, c'était une fan zone aménagée spécialement pour les supporters du PSG, l'endroit parfait en fait pour patienter avant la grande finale qui se déroule ici même à la Fussball Arena et c'était avec beaucoup d'animation, il y avait d'anciens joueurs du PSG comme Ludovic Giuli, Pedro Miguel Pauleta, L'Aigle des Açores et ou On voit encore Guillaume Moharo, l'ancien attaquant du PSG qui a même livré un concert. Des milliers de supporters du PSG qui ont chanté à la gloire du club. Évidemment, on en a rencontré beaucoup. Alors, il y avait des sentiments partagés. Certains étaient plutôt mitigés. Ils estiment que c'est du 50-50 cette finale. Ils ont sans doute été un peu apeurés par la finale perdue en 2020. Donc, ils ne s'avançaient pas trop sur les pronostics. Mais la majorité des Parisiens, évidemment, croient dur comme fer à la victoire du PSG, à la toute première victoire en Ligue des Champions dans l'histoire du club. du club. C'est vrai que le PSG finalement, on peut le dire, n'a jamais été aussi prêt de remporter cette Ligue des champions, car le contexte est totalement différent de 2020 durant la pandémie de Covid. Cette année, le PSG se présente avec un collectif beaucoup plus séduisant, beaucoup plus solide, avec un parcours exceptionnel en Ligue des champions et puis des joueurs qui se sont révélés, comme Ousmane Dembele qui est devenu un buteur star en quelques mois et même Jean-Louis de Naouma, le gardien qui était encore critiqué il y a quelques mois et considéré actuellement comme l'un des meilleurs gardiens d'Europe. Donc les supporters sont optimistes, on les a vu arriver ici à cette Foosball Arena, toujours dans cette bonne ambiance. Mais désormais c'est beaucoup plus calme autour de nous car les supporters sont quasiment tous dans ce stade et attendent impatiemment le coup d'envoi entre le PSG et l'Inter Milan.

[00:03:27] Speaker 1: Oui, les bus des deux équipes qui sont arrivés, vous les avez peut-être aperçus, c'est ces bus de l'Inter et du Paris Saint-Germain qui sont arrivés aux alentours de 19h30, il y a à peu près 45 minutes. Vous les avez sentis confiants ou plutôt prudents les supporters du Paris Saint-Germain aujourd'hui, Cédric ?

[00:03:47] Speaker 2: L'immense majorité est quand même confiante. Ils sont très optimistes sur le résultat de cette rencontre entre l'Inter et le PSG. Car c'est vrai qu'on l'a déjà dit, que tous les observateurs le disent en fait depuis plusieurs mois maintenant, il y a quelque chose qui s'est passé au PSG durant l'hiver, puisqu'il y a eu ce fameux match déclic contre Manchester City en Ligue des Champions, lors de la phase de groupe, cette remontada qui a permis au PG de gagner 4-2. Et depuis, tout a été métamorphosé. Une équipe type s'est dégagée. Il y a eu l'élimination, enfin la victoire plutôt, contre Liverpool en huitième de finale, contre Aston Villa en quart et même cette qualification contre Arsenal qui a installé encore un peu plus de confiance dans les rangs parisiens. Il y a des joueurs clés qui se sont dégagés. Ousmane Dembele, 33 buts, 13 passes décisives. Alors qu'au début de saison, il avait même été encore mis à l'écart par Luis Henrique qui estimait qu'il n'avait pas la bonne attitude. Le milieu de terrain aussi, on connaît maintenant les titulaires, c'est Vitinha, João Neves et Fabian Ruiz. Pareil, la défense, on sait très bien quelle est la composition de départ aujourd'hui de l'équipe et même dans les buts, Gianluigi Donnarumma, qui a longtemps été critiqué, qui aujourd'hui a réalisé des performances très impressionnantes, notamment lors de la demi-finale contre Arsenal. Donc tous ces éléments font qu'aujourd'hui, les supporters parisiens sont très confiants. Ils ne regrettent pas du tout qu'Ilian Mbappé avait marqué beaucoup de buts avec le PSG, le PSG qui avait atteint la demi-finale aussi l'an dernier. Donc ces éléments font que, du côté parisien, les supporters sont optimistes. On a croisé aussi les ultras, ils sont prêts pour faire la fête toute la nuit à Munich et encore mieux, ce dimanche à Paris en cas de victoire.

[00:05:19] Speaker 1: Les ultras vous en parlez, les supporters, on a vu ces images impressionnantes tout au long de la saison. Les ultras lorsqu'ils arrivent en masse comme ça, groupés, c'est hyper impressionnant ces images-là.

[00:05:29] Speaker 3: Oui, c'est hyper impressionnant et puis c'est la particularité d'avoir une finale qui se passe finalement dans un pays voisin, c'est le lieu en Turquie ou en Russie, je pense qu'on aurait eu, alors peut-être pas en Russie, mais on aurait eu beaucoup moins de monde. Et puis Cédric l'a dit, la deuxième partie de saison, moi je suis moins d'accord avec ce qu'il a dit, le PSG a fait une saison magnifique, la deuxième partie de saison en 2025, c'est beaucoup mieux, mais c'est vrai que quand vous éliminez à la suite Liverpool, Aston Villa, Arsenal, que vous mettez plusieurs buts, que vous en prenez peu, que vous êtes sur une super dynamique, que vous êtes champions de France, que vous avez gagné la Coupe de France, on se dit que finalement le PSG arbore un statut de de favoris qu'il n'avait pas en 2020, c'est pas la question, mais je vais devancer la prochaine question, très certainement, ça arbore un statut de favoris, évidemment, les supporters ont envie de vivre ça, et c'est bien normal, ils en ont bavé quand même sur les dernières années.

[00:06:11] Speaker 1: On va rester un peu sur les supporters, sur l'ambiance quand même, puisque les supporters, pour certains d'entre eux, sont arrivés en Bavière depuis plusieurs jours, l'attente a été longue jusqu'à cette finale, avant de rejoindre le stade, ils ont pu profiter d'un temps estival dans le centre de Munich aujourd'hui, avec notamment une fanzone spécialement aménagés pour les supporters. Il y a même d'anciennes légendes qui sont venues à leur rencontre. Lionel Feuerstein.

[00:06:36] Speaker 4: Ils ont chanté toute l'après-midi sur les terrasses à Munich, leur amour pour le PSG. Des supporters ultra motivés qui bouillonnent d'impatience.

[00:06:46] Speaker 5: Je suis super stressé, je tremblote, j'ai les jambes qui tremblent. C'est une chance d'être là, mais c'est aussi un énorme stress et ça va le faire. Et là, depuis ce matin, le réveil, ça monte doucement.

[00:06:58] Speaker 6: On espère qu'ils vont le faire. Les planètes sont bien alignées cette année, donc franchement, on y croit, on y croit vraiment.

[00:07:05] Speaker 4: Certains ont déjà l'impression d'avoir gagné.

[00:07:07] Speaker 6: Allez Paris .

[00:07:08] Speaker 7: Le champagne peut être ouvert avant la victoire. Et gaffe, tout le monde est ouvert. Et il sera ouvert après la victoire aussi. On va essayer de taper les 3-0, 3 buts de Dembouze. Et c'est parti, quoi.

[00:07:19] Speaker 4: Dans cette immense fan zone, ouverte spécialement pour les Parisiens, la tension commence à monter progressivement à quelques heures du match.

[00:07:28] Speaker 7: Depuis Arsenal, la demi-finale, je ne dors plus. La tension elle monte, elle monte, elle monte. Je dors trois heures par nuit, j'ai du sommeil à récupérer.

[00:07:34] Speaker 6: On est stressé, on est sur-excité, on a hâte que ça se passe.

[00:07:42] Speaker 4: C'est dur. C'est du 50-50, on va voir ce soir ce que ça donne. Pour déstresser les supporters et les encourager, d'anciennes stars du PSG sont venues spécialement.

[00:07:50] Speaker 5: Ça c'est Paris Saint-Germain. C'est le supporter, ils sont toujours là, toujours derrière l'équipe. On a l'impression que tout nous sourit et qu'on y est vraiment à ce moment vraiment important en histoire pour le club.

[00:08:02] Speaker 4: Les Bleus et Noirs ont aussi investi en masse les rues de Munich. Ces Italiens victorieux en 2010 comptent bien rééditer leur exploit.

[00:08:12] Speaker 8: On va gagner ce soir 3-1.

[00:08:15] Speaker 4: Paris est très très fort mais nous sommes meilleurs en tout cas, on l'espère. Ce soir, dans la chaleur de Munich, ses supporters vont vibrer jusqu'au bout en espérant pouvoir enfin accrocher cette première étoile qui manque à leur maillot.

[00:08:32] Speaker 1: Et oui, c'est tout ce qu'espèrent évidemment les supporters du Paris Saint-Germain. Ce soir, le PSG qui a vu les choses en grand pour cette finale, je crois que l'intégralité du staff et des effectifs du club ont été invités, conviés à assister à la finale ce soir. une petite souris pour entendre ce qu'il se dit à quelques minutes du coup d'envoi de cette finale. Dans le vestiaire, les derniers mots des deux entraîneurs, Simone Inzaghi et Luis Enrique. Ni vous ni moi ne connaissons ces derniers instants avant une finale. Des finales, lui, il en a joué quelques-unes. Quatre ruptles vainqueurs de la Ligue des champions avec le Barça, champion du monde et double champion d'Europe avec l'Espagne. La pression des finales, il connaît. Andrés Iniesta qui a accordé une interview exclusive à nos confrères de France 24 en espagnol. Dans quel état d'esprit on se sent avant de disputer une finale de Ligue des Champions ? André Signesta.

[00:09:26] Speaker 9: Avant de rentrer sur la pelouse, il y a beaucoup de stress car tu es face à une opportunité unique pour ton club et les supporters. Mais il y a de la joie aussi car on réalise la chance d'avoir atteint ce niveau de la compétition. Mais il reste un match à jouer et le plus important c'est évidemment de finir de la meilleure manière possible. Il faut donc profiter de ses instants avant la finale, mais ressentir aussi cette responsabilité. Mais croyez-moi, ce qu'on ressent, c'est très beau.

[00:09:55] Speaker 1: « C'est très bien d'en profiter, mais c'est aussi très bien d'être dans un endroit comme celui-ci. » Paris-Saint-Germain, on l'attendait avec Messieurs, une petite surprise, on pensait plutôt que Barcola serait préféré à Doué, Luis Henrique a préféré aligner Désiré Doué sur le front de l'attaque parisienne.

[00:10:30] Speaker 10: Oui, je pense que c'est pour une question de maîtrise technique parce que avec Barcola c'était le choix de la vitesse et là c'est avec Doué, c'est le choix de la possession de balles, mais je pense que l'Inter est habitué à laisser le ballon à l'adversaire. C'est une équipe qui a 37% de possession sur la Ligue des Champions, c'est pas une équipe qui fait le jeu, qui est un jeu très vertical, donc c'est assumé côté Paris Saint-Germain d'avoir le ballon et d'aller essayer de créer le danger directement. Je pense que ça ouvre aussi la possibilité à Kimi à la fois de rentrer dans le cœur du jeu par moments et puis de prendre le couloir.

[00:11:05] Speaker 3: Oui et puis c'est aussi la particularité d'avoir quasiment un deuxième meneur de jeu avec Fében Ruiz puisque Désiré Doué est très fort en un contre un sur l'élimination. On sait qu'il va se retrouver sur le côté de Di Marco. Il y a un garçon avec un gros abattage physique mais qui des fois sur la défense est un petit peu sale. Face à un joueur de cette qualité, il risque de concéder des fautes. Donc ça c'est une bonne chose pour Dembele, pour Kvarac Kelia d'être servi dans les pieds. Puis c'est aussi en vue du coaching faire rentrer dans l'idée que le PSG mènerait au score, faire rentrer Barcola qui pourrait passer derrière dans le dos de la défense et jouer à la profondeur l'Inter sortira, non je pense que c'est un choix qui paraît logique en tout cas sur ce qu'on a vu sur les dernières semaines.

[00:11:39] Speaker 1: Pour le reste de la composition on est sur du très classique, on le connaît, elle est installée cette équipe maintenant depuis plusieurs mois.

[00:11:45] Speaker 3: Oui il n'y a pas de toute façon à partir du moment où le PSG, à partir de Manchester City, la deuxième mi-temps quand Dembele s'est révélé où il a pris possession de ce rôle de numéro 9 c'est devenu plus facile également avec le recrutement de Kvarag Kalia parce que tu as un ailier à la fois qui est efficace, qui sait travailler et qui qui redescend, ce qui a permis de faire rentrer Fabienne Ruiz dans le cœur du jeu, de sortir Zeyhemri parce qu'avec trois joueurs capables de marquer, il fallait quelqu'un pour mettre le pied sur le ballon, comme il l'avait fait à l'Euro 2024, il n'y a pas réellement de surprises, il n'y en a même aucune. Hakimi est juste le meilleur joueur africain de la saison et peut-être même de la Ligue des Champions. Puis Vitinha que moi, à titre personnel, je préfère voir plus haut sur le terrain parce que j'aime sa qualité technique, mais force est de constater qu'il a aussi cette qualité devant la défense, notamment sur les transitions adverses, de venir couper les lignes de passe donc c'est du classique, Pacho s'est imposé très naturellement dans cette défense donc non pas de souci.

[00:12:35] Speaker 1: Cette équipe qui est la plus jeune, la moyenne d'âge, on est un tout petit peu plus de 24 ans, 23 ans et demi et en revanche pour l'Inter c'est exactement l'inverse, là il y a un seul trentenaire dans cette équipe, Marquinhos c'est beaucoup moins le cas du côté de l'Inter où là on vise l'expérience.

[00:12:57] Speaker 10: Oui, mais l'Inter c'est une équipe expérimentée, c'est effectivement la plus vieille et puis c'est une particularité en Italie puisque c'est une équipe qui est plutôt stable. Il y a huit des joueurs qui vont commencer aujourd'hui qui étaient déjà à la finale 2023. Ils auront leur entraîneur qu'il a depuis 2021. On découvre la compo ici de l'Inter Milan. L'Inter Milan, ce que c'est une aberration en Italie où les entraîneurs en place restent moins d'un an. Donc en fait c'est vraiment une équipe qui a basé sur la stabilité, l'expérience mais à l'image de la Serie A italienne qui est un championnat où l'expérience est très importante, où c'est un championnat beaucoup plus tactique. Donc c'est une équipe tactique qui compense au manque de vitesse justement par beaucoup de déplacements.

[00:13:34] Speaker 1: Voilà. A Serbie, 37 ans je crois. Mectarian, 36 ans. 36.

[00:13:40] Speaker 3: Naïm, vous vouliez... Sonore 36 également, oui, parce que je rejoins mon camarade sur la stabilité de l'Inter Milan, que ce soit sur le bond et sur le terrain. Ce qu'on a entendu ces derniers jours, que cette composition allait découler naturellement, c'est la première fois de la saison qu'on l'a, c'est-à-dire que c'était une des particularités de cette Inter cette année, c'est que le 11 de départ a tout le temps changé, pas de fonds en comble, mais on a globalement une équipe qui a beaucoup tourné, ces fameux latéraux dont on a beaucoup parlé, Dumfries et Di Marco, la plupart du temps cette année on a eu Darmian et Carlos Augusto, on a eu Aslani qui est rentré au milieu de terrain, sur quasiment les 4 premiers matchs on avait Taremi et Arnautovic, donc c'est une équipe beaucoup tourné. Là où le PSG a finalement depuis fin janvier trouvé un 11 qui ne bouge plus, on a tout le temps changé. Ça mobilise plus de joueurs, ça concerne plus de joueurs, mais ça veut aussi dire qu'à certains postes il y a peut-être plus d'incertitude et l'incertitude ça peut aussi découler d'un point faible. Il y a en tout cas des habitudes qui se créent aussi, des habitudes de jeu.

[00:14:34] Speaker 1: On sait que ça combine extrêmement bien dans le couloir à droite du côté du Paris Saint-Germain. Voilà ce qu'on pouvait dire à peu près sur les compos de ces deux équipes. On va prendre la direction d'un stade, alors c'est un jet-pierre de la rédaction de France 24 de l'autre côté de la scène, environ un kilomètre, le Parc des Princes, le Parc des Princes qui ne sera pas vide ce soir, vous avez invité quelques amis je crois à regarder, pour regarder cette finale avec vous Gilles Boiteau, ils seront 48 000, je crois qu'on est à la capacité maximale du Parc des Princes, ces supporters qui vont donc regarder cette finale sur quatre écrans agiront.

[00:15:15] Speaker 11: Oui, je peux vous dire, Benoît, que j'ai un petit peu du mal à vous entendre puisque l'ambiance commence à monter très très fort ici dans le Parc des Princes qui fait vraiment office de caisse de résonance. Les 48 000 supporters attendus font beaucoup de bruit. Ils sont heureux tout simplement puisque le Paris Saint-Germain a mis les petits plats dans les grands pour ceux qui n'ont pas pu se rendre à Munich de billets pour la finale de la Ligue des champions. 38 000 billets avaient été mis en vente à l'origine et puis face à l'engouement suscité par cette retransmission, 10 000 billets ont été ajoutés et vous le disiez, l'intégralité des tribunes ont été vendues en moins de 72 heures. Voilà les supporters qui sont heureux parce qu'ils savent qu'ils vont vivre une expérience tout à fait particulière inédite ce soir dans un stade plein à craquer qui va chanter soutenir son équipe qui jouera elle à 900 km de là et donc pour regarder le match quatre immenses écrans géants ont été disposés au milieu de la pelouse qui ont déjà fait rugir le parc des princes quand ils ont montré l'arrivée des joueurs sur la pelouse et un certain Ousmane Dembele en particulier voilà ça s'annonce extrêmement chaud ici au parc des princes ce soir il y a avis d'orage dans le ciel de Paris ce soir il devrait donc y avoir de l'électricité dans l'air dans tous les sens du terme.

[00:16:35] Speaker 1: Voilà, Parc des Princes incandescent. Merci, vous restez avec nous évidemment Jules, puisqu'on va reparler au cours de cette édition spéciale. On reprendra la direction du Parc des Princes. Messieurs, ici en plateau le PSG qui est en finale donc pour la deuxième fois en l'espace de cinq ans. On se rappelle de cette finale, alors un petit peu bizarre, c'était une année aussi très étrange. L'année 2020 avec des stades vides, on portait les masques.

[00:16:59] Speaker 3: Un seul match, s'il n'y avait pas de formule aller-retour, un seul match.

[00:17:02] Speaker 1: Voilà, Final 8 à Lisbonne, et le PSG qui s'était incliné en finale face au Bayern Munich, un but d'un ancien du Paris Saint-Germain. La Ligue des Champions, elle, s'amuse cette année avec une forme de mini-championnat, donc lors de la première phase, avant la phase d'élimination directe. Le PSG qui a eu une entame très, très, très compliquée. Naïm, on a bien cru que ça ne passerait même pas cette première phase.

[00:17:29] Speaker 3: C'était le cas le 22 janvier à 22h, quand ils étaient menés par Manchester City. Il restait un match derrière et ils n'étaient même pas dans les 26. Je ne crois pas que la formule ait beaucoup contribué à ça. Le PSG a tellement vécu un chambardement avec le départ de Kylian Mbappé l'été dernier. Il y a eu un recrutement, parce que finalement pas mal de joueurs sont arrivés. Il a fallu intégrer Pacho, Neves, Désiré Doué, Barcola prenait une place de titulaire. Je pense que le contexte a énormément alourdi, ce qui ne justifie pas des prestations comme contre le PSV, Géronne ou le match de phase de ligue, de phase de poule. La campagne européenne contre Arsenal. Contre Arsenal, mais c'est vrai qu'il y a eu deux compétitions dans la compétition. Le PSG est très mal parti. Et c'est d'autant plus ce qui rend cette finale exceptionnelle parce que le PSG gagne la finale en 2020 avec Neymar ou à l'époque de Zlatan. On est sur quelque chose de factuellement historique, mais on serait sur l'aboutissement d'un projet à la fois sportif, économique. Il y aurait quasiment une logique. Là, cette année, si vous gagnez, vous êtes factuellement historique. Mais en plus de ça, le scénario de la saison, ce qui est le contexte de la saison, l'environnement, rend le truc quasi légendaire. Personne, personne ne vous dit au mois d'août, le PSG va en finale de Ligue des Champions. Ils ne vous le disent même pas au mois de janvier. Je pense qu'on ne le dit même pas avant Liverpool. Donc, en fait, c'est ce qui rend cette victoire, cette finale, je m'avance d'une heure et demie, cette finale particulière. Et c'est ce qui rend la chose très belle, c'est le PSG, contrairement à ce qu'on a pu entendre, le PSG ça joue bien, le PSG ça déploie, le PSG impressionne, le PSG le 22 janvier ils sont éliminés, donc c'est pas vrai.

[00:18:59] Speaker 1: Donc le déclic de la saison parisienne, Hervé vous êtes d'accord avec ça, c'est ce match face à City.

[00:19:03] Speaker 10: Oui c'est Manchester City, c'est qu'en fait, contre moi, Naïm, contre moi, beaucoup de gens, je pense que cette équipe jouait bien mais ça ronronnait, c'était un peu à l'image de l'Espagne, version Luis Henrique et Coupe du Monde 2022, beaucoup de passes latérales et puis effectivement, sur le moindre contre, prenait un but et puis était en difficulté. Et là effectivement, après Manchester City, c'est parti. Il y a eu plus, je trouve que le PSG a su alterner justement entre phases de conservation et recherche de profondeur avec un jeu plus direct. Effectivement, on a eu d'abord des cannes de Barcola, puis aujourd'hui avec un... J'arrive jamais à prononcer son nom. Pavel Shkeliar. Voilà, exactement. Qu'est-ce qu'il y a cette possibilité justement de faire, et le repositionnement de Dembélé dans l'axe. Et on est dans une formule, parce que finalement, ce mini-championnat, on va dire qu'il s'est inspiré un peu du championnat américain, mais là où effectivement le PSG est sorti 15e de cette partie de championnat, et enfin, dans les compétitions américaines, ça n'arrive jamais que ces gens arrivent en finale.

[00:20:02] Speaker 1: Cette nouvelle version de la Ligue des Champions, très vite Naïm, ça vous plaît ou pas ? Pas plus que ça, non, parce que moi je préférais l'époque des poules.

[00:20:11] Speaker 3: On a très peu de rembourses sur ce que vaut.

[00:20:13] Speaker 1: À l'époque des poules, on avait systématiquement les deux premiers, on les connaissait quasiment.

[00:20:16] Speaker 3: Oui, oui, puis vous aviez très régulièrement les mêmes poules. Alors là, le problème, c'est qu'une équipe ne joue jamais les mêmes adversaires par rapport à une autre, ce qui rend très difficile le fait de savoir quel est vraiment le niveau, la lisibilité. Et puis chez moi, une réforme, ça change la deuxième partie de la compétition, c'est-à-dire comment on va en finale. Là, on change la manière dont on va en huitième, ce qui n'a pas tellement de sens. Finalement, c'est un projet qui servait à faire de grosses affiches parce qu'il y a des droits télé, parce qu'il y a de l'argent. Regardez le nombre d'affiches incroyables qu'on a eu à chaque journée, il y avait 3-4 matchs très forts. Alors quand t'es en normal, sur une poule, t'as le premier contre le deuxième, et encore, ça dépend qui est premier et qui est deuxième. Après, à partir des huitièmes de finale, on reprend la crèmerie habituelle, et ça change pas tellement, et moi j'ai envie de dire, tant mieux. Non, je suis pas très fan de cette première partie de saison, mais elle a été spectaculaire.

[00:20:57] Speaker 1: Alors l'Inter qui en revanche a eu un parcours en Ligue des Champions, une campagne européenne beaucoup plus rectiligne, quatrième tout de même à l'issue de la de la première phase avec une seule défaite, une seule défaite. Une grosse défaite d'Hercouzen. Oui et dans la phase élimination directe victoire face au Feyenoord, le Bayern Munich et surtout cette double confrontation historique. Si ma mémoire est bonne on était à 4 et 3, 7, 10, 13 buts sur l'ensemble des deux matchs. Le 2-4-3. Le Barça et l'Inter maintenant. 3-3 au retour. 13 buts. Match spectaculaire.

[00:21:34] Speaker 10: D'autant plus spectaculaire que l'Inter était... La grande force de l'Inter, c'est d'abord sa défense. Et en réalité, le Barça a marqué 6 buts. Vraiment, c'est 6 buts que le Barça s'est créé. Et l'Inter n'a quasiment concédé aucune erreur. Donc c'était vraiment un match spectaculaire. Et on ne s'y attendait pas. Avant ce match, l'Inter, c'était un verrou. C'était la meilleure défense de la Ligue des Champions. Et là ils ont concédé mais vraiment parce que le Barça s'est montré à la hauteur et je pense que moi je voyais cet Inter plutôt honnêtement, je les voyais favoris très tôt dans la saison au moment où ils ont éliminé le Bayern. Mais là vu qu'ils ont...

[00:22:13] Speaker 3: Très tôt au final, bon.

[00:22:15] Speaker 10: C'est 8ème de finale, je veux dire... C'est au mois de mars du coup. Oui mais je veux dire très tôt par rapport au calendrier, à ce moment-là tout le monde voyait. Moi je pensais qu'ils battraient le Barcelone mais là je pense qu'ils arrivent avec une difficulté c'est qu'en cas de défaite aujourd'hui la saison est manquée parce qu'ils avaient l'occasion d'avoir un deuxième triplé après ce 2010 et là ils ont perdu en demi-finale de la Coupe d'Italie et puis ils ont perdu le championnat à la dernière journée donc il ne leur manque que la Ligue des champions et c'est là où effectivement ça peut jouer.

[00:22:46] Speaker 3: Ce qui rend cette demi-finale folle au-delà du scénario au début du spectacle c'est que tout le monde voit le Bayern L'Inter, tu les vois arriver contre le Bayern, c'est une anomalie statistique, ils se font avaler pendant une heure et demie, ils sortent deux fois et mettent deux buts. Et ce qui rendait en plus cette confrontation assez folle, c'est que si vous prenez, pour faire le lien avec ce que dit mon camarade sur la saison de championnat, l'Inter a quasiment gagné aucune confrontation directe face à un gros, mis à part la Talenta en début de saison, sinon c'est que des matchs nuls et des défaites. Et les voir arriver, battre le Bayern, et derrière venir battre le Barça, on se dit que finalement cette équipe qui prend quand même beaucoup plus de buts vieux pain le dire dans 2025 est aussi capable d'en marquer et aussi capable de faire trembler les gros et progressivement se retrouve en finale là non plus comme le PSG au mois d'août tu t'y attends pas mais elle n'a pas démérité et c'est une équipe j'en fais pas un favori pour moi le PSG favori de cette finale mais c'est une équipe évidemment dont faut se méfier notamment sur les coups de pied arrêtés parce que je crois que l'essentiel de ses buts était marqué sur les coups de pied arrêtés donc c'est toujours une équipe à prendre au sérieux c'est vrai qu'il y a des trentenaires c'est vrai qu'il y a des joueurs que vous prenez Chalon-Auglou à l'Assez-Milan c'était pas terrible. Si vous prenez des garçons comme Asserbi, Bastoni, si on fait un parallèle avec la juve à l'époque de... comment ils s'appellent ? Bonucci, Chiellini et Barzagli. C'est des joueurs qui sont moins en vue, mais c'est un gros collectif. Et puis devant, le Taro Martinez, on en parle peu. Quand on a Haaland, quand on a Mbappé, on oublie un peu le Taro Martinez, il met quasiment 30 pions par an. Et ça, ça pèse aussi.

[00:24:13] Speaker 1: La phase d'élimination directe du PSG, ça a été la Première Ligue, Liverpool, Aston Villa, Arsenal et donc maintenant l'Inter. Ça n'a pas été un long fleuve tranquille jusqu'à la finale. Est-ce que ça rend le visage de cette équipe plus sympathique d'avoir eu ces gros-là à jouer, de s'en être débarrassé avec la manière, en étant collectif, en étant solidaire ?

[00:24:41] Speaker 3: Je ne sais pas si ça rend le visage plus sympathique, mais je pense que ça fédère plus de gens. Elle a changé l'image du PSG, on a l'impression que c'est ce qu'il y a. Je pense que ça fédère plus de gens, là où à l'époque de Neymar, de Mbappé, peut-être même à l'époque de Zlatan, si tu n'étais pas un supporter du PSG du quotidien, tu étais peut-être moins derrière l'équipe. Là, on va dire que ça a été brassé des supporters à droite à gauche, des gens qui ne sont pas spécialement des fans de foot, qui disent « tiens, il se passe un truc cette année ». Après, le fait d'avoir éliminé ces équipes-là, ça montre surtout que le PSG est en forme physiquement, qu'il est en forme techniquement et qu'il est capable de rivaliser avec le plus gros championnat du monde. C'est surtout ça que ça veut dire.

[00:25:14] Speaker 10: Et puis c'est vrai que c'est dans le déroulement des rencontres, parce qu'entre Aston Villa c'est à la dernière minute qu'il y a une frappe sauvée sur la ligne, c'est contre Liverpool ils ont perdu à l'aller et puis ils s'en vont battre Liverpool à Anfield, ce qui est plutôt rare pour les équipes françaises. Donc effectivement il y a quelque chose qui se passe et puis ce collectif qui est émergé Parce que finalement, le problème pendant longtemps du PSG, ça a été d'avoir un effectif de stars et de ne pas avoir... Des sommes d'un aviculé, il n'y a plus une tête qui dépasse, on a l'impression. La seule tête qui dépasse, c'est celle du coach Louis-Henriquet.

[00:25:46] Speaker 1: On en parlera, on va en parler, on aura un thème évidemment sur Louis-Henriquet, mais on va reprendre la direction de Munich, Cédric Ferreira. Il y a un homme qui a pris également une autre dimension dans cet effectif parisien cette année, c'est Ousmane Dembélé, on en a beaucoup beaucoup parlé. sans doute le joueur dont les supporters vous ont beaucoup parlé aujourd'hui.

[00:26:10] Speaker 2: Oui effectivement, Ousmane Dembele qui n'en parle pas aujourd'hui. Et on peut même faire le parallèle un peu avec ce que Naïm disait tout à l'heure, qui aurait imaginé en début de saison qu'à ce stade de la saison, on vous dirait qu'Ousmane Dembele est un buteur né, le meilleur buteur parisien de cette saison, c'est un killer même dans les surfaces de réparation. Il y a eu aussi un déclic un peu à l'image du PSG pour Ousmane Dembele Car il faut se souvenir qu'en début de saison, il traînait encore sa réputation d'être maladroit devant le but, souvent blessé dans les matchs importants. Et puis, il y a eu un détail qui a tout changé, c'est sa mise à l'écart en octobre dernier lors du match contre Arsenal, donc lors de la première phase de Ligue des Champions. Cette mise à l'écart pour un retard à l'entraînement l'a un petit peu chamboulé. Et c'est ce qui l'a un peu remobilisé, c'est ce qui se dit chez les observateurs, chez ceux qui connaissent un peu l'intimité du vestiaire parisien. Cette mise à l'écart l'a un peu chamboulé, lui a fait faire une remise en question. Et puis il y a eu ce repositionnement aussi en tant qu'attaquant axial par Luis Henrique. Très bon point de l'entraîneur espagnol. Donc cette remobilisation d'Ousmane Dembele et ce changement tactique a tout changé pour le PSG. Ça a clairement changé la face de la saison parisienne. Aujourd'hui Dembele en est à 33 buts marqués, 13 passes décisives. Évidemment que c'est le meilleur buteur de cette équipe. En janvier, on parlait de cette remontada contre Manchester City et de cette victoire 4 à 2 où Smandem Bele avait aussi enchaîné un triplé contre Stuttgart, un triplé contre Brest. Donc en l'espace de quelques semaines, il était devenu un buteur et jusqu'à aujourd'hui donc il est cet homme décisif côté parisien. Même si ces dernières semaines, il a marqué un peu moins de buts, ça n'entame pas du tout sa confiance. Il y a eu aussi une gestion du temps de jeu, il faut le dire, mais clairement, c'est devenu l'homme clé du PSG La meilleure preuve, c'est qu'on n'arrête pas de parler de lui chez les observateurs depuis plusieurs semaines comme candidat potentiel au Ballon d'Or. Alors, pour devenir un vrai candidat, il vaudrait mieux gagner cette finale contre l'Inter de Milan. Mais clairement, il a changé de statut en interne avec le PSG et peut-être même avec l'équipe de France où désormais, on n'imagine pas voir les Bleus jouer sans Ousmane Dembélé en tant que titulaire. Mais bon, ça c'est un autre débat de parler des Bleus. En tout cas, du côté du PSG, évidemment qu'on va compter sur lui pour faire la différence durant cette finale.

[00:28:26] Speaker 1: Les Bleus, dont on parlera pour la demi-finale de la Ligue des Nations, ce sera la semaine prochaine. Cette demi-finale face à l'Espagne, il en fera évidemment partie de cette rencontre. Ousmane Dembele, vous êtes d'accord avec les propos, l'analyse de Cédric Ferreira. C'est vrai, on a reproché son hygiène de vie qui lui causait sans doute quelques soucis de santé aussi lorsqu'il était à Barcelone. Ousmane Dembélé, ce qu'il est plus appliqué, il est plus sérieux et il adhère davantage au coach et au discours de Louis-Sénériqué.

[00:28:55] Speaker 3: Je pense que l'environnement l'a aussi beaucoup aidé. Je pense qu'on n'aurait jamais eu le même joueur s'il était resté avec Bappé ou si Neymar était resté. Je pense que jusqu'à cette saison, la carrière de Dembélé est une déception. On sait qu'il a du talent, on sait qu'il a des qualités. Il l'a montré avec parcimonie à Dortmund ou au Barça. Mais c'est un joueur qui était décevant, il avait été très décevant sur la Coupe du Monde 2022 également. année, puisqu'il n'y a plus de stars, puisqu'il n'y a plus une tête qui dépasse, il redevient sérieux, il marque des buts, il travaille avec les autres, il ne s'épanche pas comme pouvait s'épancher Kylian Mbappé dans certaines de ses déclarations, d'ailleurs il communique beaucoup moins, et c'est tant mieux, donc oui il a changé, ne pas le voir serait être aveugle.

[00:29:34] Speaker 1: Et c'est une personnalité en plus hyper attachante.

[00:29:36] Speaker 3: Oui mais ça a toujours été un gars attachant, mais vous savez je pense qu'un mec comme Neymar, c'est un mec qui est très attachant aussi, non mais c'est vrai il faut faire le distinguo. C'est un type, je ne crois pas qu'il soit le mec qu'on a décrit pendant très longtemps dans les médias. Mais simplement qu'à un moment donné, Ousmane Dembélé, il s'est rendu compte qu'il était quand même en train de passer à côté de quelque chose de grand parce que son passage à Dortmund est moyen, son passage au Barça est raté. En équipe de France, on peut aussi remettre en cause pas mal de trucs. C'était quasiment sa dernière chance aujourd'hui de briller dans un grand club. Il a saisi l'opportunité cette saison, j'espère qu'il continuera la saison prochaine et les saisons suivantes. juste un one shot, mais en tout cas, force est de constater qu'il a changé.

[00:30:15] Speaker 10: Ce qui est marrant, c'est en fait tout le débat sur le faux neuf, parce qu'on le sait, Lucien Riquet, comme beaucoup de coachs sortis du Barça, n'est pas adepte d'un numéro neuf à l'ancienne. Et en fait, en réalité, quand on a un joueur qui est capable d'accélérer le jeu et qui joue en pointe, même s'il n'est pas un avançant de métier, c'est plus facile de jouer avec un Messi en faux neuf, avec un Dembélé qui est capable de marquer, qu'avec beaucoup de joueurs qui sont juste en capacité de conservation de balles et je trouve que c'est là qu'il a été vraiment fort, c'est-à-dire d'accepter, d'arriver à cadrer ses frappes. Je pense qu'on y part d'un peu plus près, d'un peu moins loin, il arrive un peu plus, enfin il est moins lancé donc il a l'occasion de mieux frapper. Mais c'est vrai que ça relance un petit peu ces débats parce qu'on n'en parle plus. Et c'est vrai que Gonzalo Ramos qui est un attaquant ne joue quasiment pas. mais c'est le même principe depuis le début de la saison, sauf que cette fois-ci c'est quelqu'un qui est capable de marquer.

[00:31:12] Speaker 1: Voilà, Ousmane Dembélé, un joueur devenu plus clinique, plus réfléchi aussi sans doute. Si le PSG en est là ce soir, il le doit aussi à un homme plus qu'à un autre. L'entraîneur Louis Sénéry qui est loin de faire l'unanimité lorsqu'il est arrivé en 2023. Deux ans plus tard, il a transformé cette équipe, son état d'esprit. Il a imposé à ce groupe, à ce club, une exigence de chaque instant, une discipline de faire et un vrai sens du collectif. En tout cas, ces joueurs-là font les efforts les uns pour les autres.

[00:31:45] Speaker 10: Oui, c'est un vrai changement de paradigme qu'il a apporté au club. Pas simplement parce qu'effectivement, la première des choses, c'est qu'il a fait tomber la tête de Mbappé. Puisque ce souvenir, c'est contre Monaco il me semble, quand il marque deux buts et qu'il le fait sortir quand même à la mi-temps parce qu'il n'a pas fait les efforts qu'il lui demandait. En fait, s'attaquer à Mbappé, c'était déjà faire preuve de son autorité. Et puis jusque-là, il n'a pas lâché à la saison. Parce que contrairement à ce qu'on dit souvent, ils ont acheté quand même des joueurs. Ils ont quand même mis de l'argent sur ces joueurs. Ce n'est pas des montants à transfert dérisoires. Les salaires sont un peu moindres. Et ce sont des joueurs qui n'ont pas les mêmes statuts que ceux qui étaient recrutés avant. Mais il y a eu un recrutement plus réfléchi, plus orienté vers le collectif. Et ça, c'est un vrai changement qui est dû à Luciano Huckey.

[00:32:31] Speaker 3: Il y a quand même quelque chose aussi qui bénéficie des éléments de contexte puisque avec Campos, l'entraîneur a quand même plus de liberté qu'à l'époque où il n'était pas là et où Nacer vampirisait quand même beaucoup, beaucoup de choses. C'est lui qui fait son recrutement, c'est lui qui choisit ses joueurs, il choisit son système, il choisit son coaching. Un type qu'a entraîné Messi, Neymar, Suarez, Xavi, Iniesta, Piqué, Macerano, Cahul-Espagne, qui a entraîné la Roma à l'époque de Totti. Il s'est géré un vestiaire. Il s'est géré un vestiaire, il s'est géré un groupe Compte tenu de sa carrière de joueur, tu ne lui expliques pas trop comment il sait jouer au foot parce qu'en fait il sait comment on fait. Et on l'a laissé faire et je pense qu'il a aussi bénéficié d'une plus grande liberté que ses prédécesseurs au même poste. Et ça se voit que c'est ce qu'il fallait faire. Ça remet aussi en cause tout ce qui a été fait de travers sur les années précédentes et c'est tant mieux pour lui.

[00:33:15] Speaker 1: On va réécouter Andrés Iniesta qui nous parle justement de Luis Enrique avec qui il a remporté la Ligue des Champions. C'était en 2015, Andrés Iniesta était joueur, Luis Enrique était sur le banc. Écoutez Iniesta.

[00:33:28] Speaker 9: Il fait un travail incroyable. Ce n'est pas facile, c'est un entraîneur qui a un talent très particulier, très spécial. Lucien Riquet, c'est quelqu'un qui travaille énormément et qui a des idées très claires sur ce qu'il veut, sur la manière de parvenir à ses objectifs.

[00:33:45] Speaker 8: A mon avis, c'est ça qu'il arrive à transmettre à la perfection à son groupe.

[00:33:50] Speaker 9: Je suis très content qu'il soit en finale, J'ai réussi à gagner le championnat et la Coupe de France et je suis aussi très content pour lui parce que nous avons été coéquipiers. Il a aussi été mon entraîneur. J'ai eu une très bonne relation avec lui et je suis vraiment heureux de tout ce qui lui arrive.

[00:34:06] Speaker 8: Il a été mon entraîneur, j'ai eu une très bonne relation avec lui et je suis très heureux pour lui.

[00:34:11] Speaker 1: Allez, on reprend la direction du Parc des Princes. Jules Boiteau, on parlait justement de Louis Sennriquet et vous aviez un mot à ajouter sur l'entraîneur parisain.

[00:34:23] Speaker 11: Oui, parce que Louis Sénérier, au-delà du tacticien hors pair qu'il est, c'est surtout celui qui a réussi à réconcilier les Parisiens avec leur club, c'est celui qui a réussi à assainir en quelque sorte un club qui était rongé depuis des années par les caprices des stars, eu égard au projet qui eut ici depuis leur arrivée en 2011, et puis c'est celui, vous le disiez, qui a osé dire à Mbappé qu'il fallait défendre et qui a réussi ensuite à s'en passer pour magnifier un collectif sans Mbappé, très jeune, 25 ans de moyenne d'âge seulement, dans les équipes qui ont été alignées en demi-finale et en finale ce soir. Et je peux vous dire qu'ici au Parc des Princes, dans tous les supporters qu'on a rencontrés, si le Paris Saint-Germain était amené à ne pas gagner ce soir la Ligue des Champions, personne n'en voudrait à Luis Henrique et personne ne remettrait en cause sa légitimité. C'est aujourd'hui un peu le chouchou du public parisien.

[00:35:19] Speaker 1: Et on entend le public, ce parc des princes qui est un vrai volcan, donc il y a maintenant un peu moins d'un quart d'heure du coup d'envoi à l'Allianz Arena. Le PSG qui a donc l'occasion ce soir, messieurs, de devenir la deuxième équipe française à remporter la Ligue des champions après Marseille en 1993. Oui, rassurez-vous, l'OM restera à jamais la première équipe fricolore à avoir remporté la Ligue des champions. Ces images, on s'en souvient, rappelez-vous, 1993, de ces images, de célébrations dans la cité phocéenne après la victoire à Munich, clin d'œil de l'histoire, signe du destin, on verra bien, ça se passe encore à Munich ce soir, face à une autre équipe de Milan, le Milan AC, les Rossoneri. Paris qui veut aussi sa nuit magique, sa célébration, ses souvenirs, en quatre victoires ce soir, d'un premier titre en Ligue des Champions. Il y a de fortes chances pour que tout ce public du Parc des Princes prenne la direction de la plus belle avenue du monde autoproclamée par les Français. Les Champs-Elysées, où vous nous attendez depuis longtemps, on le sait, Gaël font ses cas. Vous allez nous parler du dispositif de sécurité, puisque les autorités ont décidé justement d'encadrer, d'installer un périmètre autour de ces Champs-Elysées, en cas de célébration, pour éviter au maximum tout débordement.

[00:36:42] Speaker 12: Déjà depuis 12h, ce midi, le périmètre est bloqué tout autour de l'Arc de Triomphe. Ce ne sont pas moins, maintenant, à cette heure-ci, de 11 stations tout autour des Champs-Elysées qui sont fermées. Mais le public, malgré tout, arrive. Ce sont des centaines de supporters qui continuent d'affluer sur les champs et pourtant ils ne pourront pas voir le match ici parce que tous les commerces sont fermés, il n'y a pas de retransmission. On imagine que ces supporters qui souhaitent la victoire du PSG vont regarder le match ensemble mais sur leur téléphone. Leur objectif, c'est d'être ici quand le match se terminera et peut-être sonnera la victoire du PSG. Tous m'ont fait part de leur envie de victoire, bien entendu, et d'être ici présents, de pouvoir fêter tous ensemble, mais dans le calme, pour leur équipe du PSG ce soir. Alors, en effet, un dispositif de sécurité a été mis en place. C'est vigilance exceptionnelle, vigilance massive. En tout, ce sont 5400 policiers qui sont déployés entre les Champs-Elysées et le Parc des Princes. Mais ici, sur les Champs, c'est plus de la moitié de ce dispositif qui est présent, c'est-à-dire le double de force de l'ordre par rapport à la demi-finale qui avait lieu contre l'Arsenal et qui avait vu, malheureusement, des débordements ici sur les Champs-Elysées. Alors, les commerces depuis quelques heures se préparent, ils ont barricadé toutes leurs devantures. Certains ont essayé de faire avec les moyens du bord en mettant de nombreuses chaises par devant les vitres. Et tous espèrent que la victoire aura lieu dans le calme. Si victoire il y a, c'est demain que la plus grosse journée aura lieu. En tout, ce sont 110 000 personnes qui sont attendues sur les champs pour accompagner la parade de l'équipe du PSG qui remontera les Champs-Elysées jusqu'à l'acte de triomphe.

[00:38:32] Speaker 1: On va parler encore au conditionnel, si vous le permettez Gaëlle, puisqu'on n'y est pas encore à cette parade. Et attention, puisque ça c'est le préfet de police de Paris qui en a parlé, Laurent Nunez, s'il y a des débordements trop importants ce soir, demain il n'y a pas de parade sur les Champs-Elysées. Il y a une jauge qui a été fixée à 110 000 personnes, les joueurs du Paris Saint-Germain qui pourraient ensuite prendre la direction de l'Elysée avant de rejoindre le Parc des Princes en début de soirée pour présenter le trophée aux abonnés du Paris-Saint-Germain. On n'y est pas encore. Est-ce qu'on peut encore, messieurs, à Paris, organiser un événement sportif sans crainte de débordement ? Ça avait été le cas lors des Jeux olympiques. Il n'y avait pas eu le débordement.

[00:39:18] Speaker 3: – Et puis la finale des champions également avec Liverpool aussi.

[00:39:23] Speaker 1: – Et le Real Madrid. – C'est devenu très difficile. Mais on est capable, quand même. Les Jeux Olympiques, ça s'était très bien passé.

[00:39:28] Speaker 10: On est capable, on est capable. Je pense que c'est le foot qui amène ces débordements. Le public du foot est un public... Enfin, je n'aime pas le mot passionné dans ces cas-là, mais les supporters, ils perdent un peu la tête par moment pour des grands événements comme ça. Et c'est vrai que ce n'est pas joli ces images qu'on voit de magasins qui sont obligés de se barricader, mais c'est vrai que c'est la difficulté que peut avoir le foot. Ensuite, on n'a plus besoin de parler au concordational, Naïm a dit que le Paris va gagner.

[00:39:55] Speaker 1: Bien sûr. On va prendre très vite une dernière fois la direction de Munich parce qu'il est impatient, il trépigne même, Cédric Ferreira, de rejoindre la tribune presse. Coup d'envoi dans 9 minutes, on vous donne 2 minutes et vous pouvez courir jusqu'à la presse. Cédric Ferreira, on sent qu'il y a des raisons, et en tout cas on le voit depuis plusieurs mois, des raisons d'être serein ce soir avant cette finale pour l'équipe parisienne.

[00:40:23] Speaker 2: Oui, il y a toutes les raisons qu'on a évoquées durant cette émission, cet élan collectif qui est né dans cette équipe, impulsé par Luis Enrique, cette fraîcheur de la jeunesse, car il y a aussi cette opposition entre le PSG qui a la plus jeune moyenne d'âge du finaliste et l'Inter qui a l'équipe la plus vieille en moyenne d'âge. C'est une fin de cycle pour l'Inter. L'entraîneur va quitter sûrement l'Inter cet été, Simone Inzaghi, il y aura sûrement des départs des joueurs âgés alors qu'à Paris c'était un projet naissant à la base avec une équipe jeune qui était censée se construire en plusieurs saisons et qui a été beaucoup plus vite que prévu donc même s'il y a une défaite côté parisien tout ne sera pas perdu car la base de cette équipe devrait rester et construire encore les prochaines années l'effectif parisien mais l'élan positif qu'on a vu ces dernières années puis toutes les planètes s'alignent il y a eu la victoire facile en championnat, la victoire en Coupe de France, aucun joueur blessé Louis-Henriquet qui peut compter sur tout son effectif alors que du côté de l'Inter, il y a eu la perte du championnat d'Italie, la défaite en Coupe d'Italie, c'est pas du tout la même dynamique et souvent dans le football, c'est que de la théorie mais ça peut faire à un moment donné le détail, ce petit détail qui fait la différence dans une finale. On espère en tout cas, du côté français, que ça tournera en faveur du PSG et que les planètes seront bien alignées pour assister enfin à l'histoire, ce fameux slogan du Rêvons plus grand, peut-être que ce rêve va enfin se réaliser à Munich ici.

[00:41:45] Speaker 1: Le rêve qui va peut-être prendre forme, réponse aux alentours de 23h, 23h30, voire minuit s'il y a prolongation, tire au but, en tout cas c'est la concrétisation peut-être ce soir aussi d'un projet né de cette volonté du Qatar d'investir en France. C'était en 2012, 2011 qu'ils sont arrivés. Premier titre en 2012. On sait qu'il y a eu... C'est 2013. 2012, c'est Montpellier. Oui. Ils arrivent... Voilà, c'est ça, 2013. Le premier titre de l'ère Qatari. On sait que ces campagnes européennes ont été émaillées de remontada. Ce soir, tout peut être balayé. Ça fait partie de leur histoire, mais en tout cas...

[00:42:33] Speaker 3: C'est un objectif qui renvoie à la tranquillité. Je mettrais en perspective quelque chose, c'est toute la mauvaise gestion des Qataris sur les premières aides. C'est-à-dire qu'arriver à mettre beaucoup d'argent, c'est pas une critique. City l'a fait, Chelsea l'a fait, Galactique l'a fait à l'époque du Real, tout ce que tu veux. Par contre, la manière dont ça a été utilisé, la manière dont les Qataris ont cru comprendre le football parce qu'ils avaient des sous alors qu'il ne suffit pas d'en avoir pour connaître le foot et pour arriver à gagner, ça, ça a été une erreur. Le PSG a fait énormément d'erreurs sur les sept, huit, peut-être dix dernières années, premières années de son mandat. Et là, ce changement de politique, là aussi l'arrivée de Compost, les différentes contre-performances sportives, les déboires humaines, Messi c'est un fake, Buffon c'est un fake, Neymar c'est moyen, Mbappé c'était bien statistiquement mais l'histoire s'est mal finie et les supporters lui en veulent. Becam c'était l'image, c'était le merchandising, la marketing. Tout un tas de choses qui ont été négatives dans ce projet. Et qui ont contribué aussi à tenir l'image. Oui, et qui ont contribué à terminer la marque, et qui ont aussi quelque part un peu flingué le foot français, quelque part, parce qu'on s'attendait à ce que ce soit une locomotive. Quand les Qataris arrivent, le PSG est censé tirer les autres vers le haut, puis au final il est parti tout seul, s'est échappé en solitaire et les autres sont très loin derrière. S'il y a une victoire ce soir, je vais rester au conditionnel pour Hervé, s'il y a une victoire ce soir, ça ne balayera rien, mais en tout cas ça mettra en perspective que les Qataris s'étaient trompés et que dorénavant un projet pour qu'ils prennent forme doit avoir du temps, de la formation et de la stabilité, ce qui n'a finalement pas tellement eu le PSG parce qu'on pensait qu'avec de l'argent, on avait fait le plus gros pas en fait vers la victoire.

[00:44:04] Speaker 10: Voilà, il y a 5 minutes du coup d'envoi. Je serais plus positif en disant que c'est souvent l'équipe qu'on attend le moins qui gagne, parce que même le Marseille de 93, ce n'est pas la meilleure équipe de Marseille, qui est celle de 92 ou de 91. Et puis pour venir sur un contexte africain, la Cannes 2024, l'année dernière, a été remportée par une équipe qui était Il était quasiment éliminé après son troisième match à Côte d'Ivoire. Donc, en fait, finalement, c'est pas celui qu'on attend qui arrive toujours.

[00:44:29] Speaker 1: Et voilà, c'est ça aussi la magie du football, effectivement, qui est aussi ces incertitudes. Finale inédite, en tout cas, en Ligue des Champions. Jamais ces deux équipes ne se sont affrontées en Ligue des Champions. C'est une toute première et une finale indécise, donc, entre deux entraîneurs qui ont des philosophies très, très différentes.

[00:44:51] Speaker 3: Oui, mais qui en même temps incarne une nouvelle génération d'entraîneurs qui finalement arrivent à baser sur un collectif plutôt que d'avoir une ou deux têtes qui sortent avec de la stabilité, avec une manière de gérer les égaux qui est quand même très forte même s'il y en a beaucoup moins du côté de l'Inter que du côté du PSG. Et ces deux entraîneurs qui finalement, partout où ils vont, marquent, laissent une trace. Brunei Inzaghi a la Lazio, il a gagné des Coupes d'Italie, la Lazio a rien gagné, ils n'ont pas été champions d'Europe, ils n'ont pas été champions d'Italie. Par contre, on en parle comme quelqu'un qui a posé les jalons de quelque chose. et il n'y a nul doute que passer derrière Comté était très difficile quand il arrivait en 2021. Quelle que soit l'issue de cette finale ce soir et quel que soit son avenir, il laissera une trace dans cet inter de Milan.

[00:45:31] Speaker 1: Elle a fait son apparition et elle nous rejoint. Bonsoir Marion, on va vous laisser la place parce qu'on est un peu en retard. On vous laisse la place pour les éditions, les journaux et puis on va croiser les doigts très fort pour le Paris Saint-Germain.

[00:45:44] Speaker 6: Et puis on vous retrouve dans quelques heures.

[00:45:46] Speaker 1: Et on se retrouve dans quelques heures pour débriefer tout ça.

[00:45:48] Speaker 6: Pour annoncer une bonne ou une mauvaise nouvelle.

[00:45:51] Speaker 1: Merci à vous. Merci, Marion.

[00:45:52] Speaker 6: A tout à l'heure.

ai AI Insights
Arow Summary
France 24 previews the Champions League final between Paris Saint-Germain and Inter Milan from Munich, Paris (Parc des Princes) and the Champs-Élysées. Reporters describe strong PSG fan presence in Munich fan zones, optimism tempered by memories of 2020, and Inter supporters’ confidence. Analysts discuss PSG’s season turnaround after a key group-stage comeback vs Manchester City, Luis Enrique’s impact in building a disciplined collective post-Mbappé, and Ousmane Dembélé’s transformation into a prolific central attacker. They note PSG’s youthful, settled XI (including Doué over Barcola) versus Inter’s experienced, stable core shaped by Inzaghi’s tactics, set-piece threat and path through Bayern and a high-scoring tie vs Barcelona. In Paris, 48,000 fans fill the Parc des Princes to watch on giant screens, while authorities deploy major security measures on the Champs-Élysées with conditional plans for a victory parade. The program underscores the historic stakes: PSG could become the second French club to win the Champions League; Inter could claim a fourth star.
Arow Title
France 24 builds anticipation for PSG–Inter Champions League final
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Arow Key Takeaways
  • PSG–Inter is an unprecedented Champions League final with major historical implications for both clubs.
  • PSG’s season narrative centers on a turning point vs Manchester City and a stronger collective identity under Luis Enrique.
  • Ousmane Dembélé’s repositioning and renewed professionalism are portrayed as pivotal to PSG’s attacking threat.
  • PSG’s youthful, stable starting XI contrasts with Inter’s older, experienced squad built on tactical stability and set-piece danger.
  • Paris prepares large-scale public viewing and heavy security on the Champs-Élysées, with a victory parade contingent on avoiding unrest.
Arow Sentiments
Positive: Overall tone is excited and anticipatory, emphasizing optimism among PSG supporters, historic stakes, and admiration for PSG’s collective under Luis Enrique, while acknowledging stress and potential security concerns.
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