[00:00:00] Speaker 1: Alors effectivement, ce que l'on sait c'est que ce midi, le bras d'un camion grue a heurté un train régional de la compagnie espagnole Renfe faisant six blessés légers. Vous l'avez dit, c'est le quatrième accident ferroviaire en Espagne en moins de cinq jours. Le premier a eu lieu dimanche soir. Il a provoqué la mort de 45 personnes dans la région de Cordoue et a choqué tout le pays. Deux jours plus tard, un train régional près de Barcelone a heurté un mur tombé sur les voies. Le conducteur est décédé et 37 personnes ont été blessées. Vous l'imaginez, cette série noire pose question. Y a-t-il un manque d'entretien du réseau ? La sécurité des voyageurs est-elle compromise ? Les trois jours de deuil national prennent fin ce soir et déjà les polémiques enflent. Les accusations fusent et occupent désormais le terrain politique. La porte-parole du Partido Popular, parti de droite et principal. Le parti d'opposition parle de chaos. Le parti réclame un audit complet et indépendant de l'état du réseau ferroviaire. Car ces derniers jours, en effet, c'est l'état du réseau qui interroge sur les réseaux sociaux. Plusieurs Espagnols ont publié des vidéos prises ces derniers mois montrant des vibrations qui ne sont pas normales selon les experts ferroviaires. Le principal syndicat de conducteurs du pays indique qu'il avait déjà signalé des anomalies. Il y a... Plusieurs mois. Il appelle donc à la grève générale du 9 au 11 février prochain pour réclamer des garanties de sécurité.
[00:01:31] Speaker 2: L'Espagne donc toujours sous le choc après le double accident d'Adamus. On a appris aujourd'hui que le bilan s'élève désormais à 45 morts. Et une journée d'hommage est prévue pour le 31 janvier prochain.
[00:01:45] Speaker 1: Oui, effectivement. Et c'est désormais l'enquête qui intéresse tout le monde ici en Espagne. Le ministre des Transports explique que toutes les options sont toujours sur la table à l'exception de l'erreur humaine d'ores et déjà écartée. Il y a deux hypothèses principales pour l'instant. D'abord celle d'un défaut de soudure sur les rails. L'enquête aurait mis en évidence un morceau de rail manquant d'environ 30 cm. On ne sait pas si c'est la cause ou la conséquence du déraillement, a expliqué le ministre des Transports. Des marques ont été détectées sur les premiers wagons du train Irio. Le premier à avoir déraillé, ainsi que possiblement sur les trains qui l'ont précédé. Cela pourrait vouloir dire que le rail était défectueux avant le déraillement. L'autre hypothèse, c'est qu'un morceau du train Irio, donc ce premier train à avoir déraillé, se serait détaché. Car une pièce normalement située sous le train a été retrouvée à plusieurs centaines de mètres des lieux de l'accident. Est-ce que ce morceau s'est détaché et a provoqué la rupture du rail ou est-ce l'inverse ? Là encore, toute la question est de savoir s'il s'agit de la cause ou de la conséquence du déraillement. En tout cas, la publication des appels entre le centre de contrôle de Madrid et les deux trains éclaire davantage sur les circonstances de l'accident. On sait désormais que durant les premières minutes, ni le conducteur du premier train Irio, ni les techniciens du centre n'ont connaissance d'un deuxième train accidenté. On ressent la confusion qui a eu lieu durant ces premiers instants. Et désormais, beaucoup attendent les résultats de l'enquête avec impatience.
[00:03:27] Speaker 2: Merci beaucoup Victoria.
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