[00:00:03] Speaker 1: — Présenté par Antoine Feuneau. Bonjour, Antoine. — Bonjour, Philomé. — Pour commencer votre revue de presse, une visite sujette à controverse.
[00:00:11] Speaker 2: — En tout cas accueillie de manière différente, tout du moins. Vous allez le voir. C'est celle du Premier ministre britannique Keir Starmer en Chine. Elle fait logiquement la une de la presse britannique, à commencer par le Guardian, que je voulais vous proposer ici, avec donc cette photo de Keir Starmer et de Xi Jinping se serrant la main. Le quotidien note que cette visite marque donc un tournant majeur, un grand reset, comme vous pouvez le voir, une remise à zéro après des années d'hostilité des précédents gouvernements conservateurs. Nous note le Guardian. Ces derniers avaient notamment imposé, on le rappelle, des sanctions sur de nombreux diplomates chinois après des violations des droits humains en relation avec le traitement des Ouïghours, des gels, mais sujet sensible. Une visite de Xi Jinping au Royaume-Uni pourrait être envisagée si ce dégel venait à être confirmé. La presse conservatrice, elle, est loin d'être du même avis. Je voulais vous proposer le Daily Mail, qui ne mâche pas ses mots ce matin, qui y voit même une capitulation en race campagne avec cette visite vis-à-vis de Pékin, capitulation donc au cœur de la colère, notamment le projet, souvenez-vous, de super ambassade de la Chine en plein cœur de Londres, et d'être un nid d'espions. Mais Keir Starmer ne repartira pas, en tout cas les mains vides, de cette visite de trois jours en Chine. The Independent nous le dit, il y a des bénéfices, notamment sur des accords sur les droits de douane, touchant les whisky britanniques en particulier, des investissements dans le secteur médical pour des laboratoires britanniques, ou encore une avancée sur la question des visas qui pourraient être conclues. Voilà donc pour cette visite de Keir Starmer.
[00:01:53] Speaker 1: La journée de ce vendredi, qui s'intéresse aussi, Antoine Feneau, à une décision.
[00:01:59] Speaker 2: Celle de l'Union européenne de classer les gardiens de la révolution iranienne comme organisation terroriste. Décision qui fait la une en particulier, dit le Riformista quotidien italien, avec ce messi al bando, qu'on peut traduire par un interdit. En gros, à ça une décision qui intervient, alors que les États-Unis, de leur côté, accentuent la pression militaire sur Téhéran, le Téhéran Times, qui est l'organe, qui est la voix du régime iranien en langue anglaise, nous évoque ces menaces américaines, et notamment ces déclarations de Ted Cruz, le sénateur américain, qui a affirmé vouloir armer d'une certaine manière les manifestants et contestataires iraniens. Tout ça, ce sont des terroristes pour le quotidien. En tout cas, côté israélien, on se frotte les mains, on se réjouit d'une possible intervention américaine, et on évoque notamment du côté du Jérusalem Post, c'est-à-dire dans le petit encart bleu que vous apercevez sur la gauche, de cette une, les différents scénarios dans la main de Donald Trump, des frappes sur des installations nucléaires, un changement de régime, toutes les options sont envisagées par le président américain, nous dit le quotidien conservateur israélien, qui note également un syndrome vénézuélien de Donald Trump après la capture de Nicolas Maduro. Le milliardaire pourrait hésiter, sa main pourrait trembler d'une certaine manière. En tout cas, les gardiens de la révolution, eux, ont un visage, et le parisien nous en parle. Également, ce matin, le voici, ce bourreau du peuple, comme l'appelle donc le quotidien français Mohamed Pakpour, c'est son nom, un fidèle du régime, qui est donc à la tête des gardiens de la révolution, et qui s'est illustré dans sa carrière par une fidélité sans faille, et par également une brutalité hors normes, illustrée déjà en 2019, avec la répression d'un soulèvement qui s'était soldé par la mort de 1500 personnes, et surtout, début janvier, par cette nouvelle répression qui s'est soldée par la mort, cette fois, de plusieurs milliers, si ce n'est de plusieurs dizaines de milliers d'Iraniens, Philomé.
[00:03:57] Speaker 1: Vous vouliez aussi nous parler, Antoine, d'une vente qui interroge.
[00:04:01] Speaker 2: Oui, vous l'évoquiez dans votre journal, qui a provoqué une colère ici en France, c'est celle de LMD Aérospace, une entreprise française de la défense vendue à des Américains. Et les filles et le RN, ici en France, avaient dénoncé un laisser-faire du gouvernement, mais le parisien, vous le voyez ici, se veut plutôt rassurant ce matin. La DGA, la Délégation Générale pour l'Armement, a donné, en effet, son feu vert à cette vente. LMD fabrique des ventilateurs pour des systèmes électroniques, qui équipent, on le voit en photo, le fameux Rafale. Notamment, pourtant, ces composants, nous dit le parisien, sont fabriqués par d'autres entreprises 100% françaises, dont notamment le géant de l'armement Thalès. La perte d'autonomie n'est donc pas là, nous dit le quotidien. Le parisien note aussi que LMD intervient avant tout comme sous-traitant, une vente moins stratégiquement défavorable, vous l'avez compris, qu'il n'y paraît en tout cas sur le papier, Philomé.
[00:04:55] Speaker 1: On ne va pas se quitter là-dessus. Vous vouliez nous parler d'un retour en force.
[00:04:58] Speaker 2: Oui, d'un retour en force, d'une petite bébête, c'est celle, celui des Tamagotchi, Philomé. Souvenez-vous, ces petites bestioles numériques vendues dans un petit oeuf en plastique par la marque japonaise Bandai, un phénomène des années 90. Donc, il y a de nouveau le vent en poupe, nous dit Libération, où les Japonais font toujours les oeufs doux aux Tamagotchi, sortis initialement en 96 au Japon, et en 97 en France. Les Tamagotchi vont faire un carton aussi exceptionnel à l'époque que temporaire. Une réprospective leur est d'ailleurs consacrée à Tokyo. Et les nouveaux modèles, car il y en a, s'écoulent comme des petits pains, nous dit Libération, des modèles connectés désormais avec le Wi-Fi, bien entendu, et qui séduisent donc les nouvelles générations, intriguées par ces bébêtes à nourrir. Ils reviennent aussi, c'est à noter, côté de cet article de Libération, en force dans les cours d'école. Avec un intérêt éducatif totalement relatif, les enfants sont responsabilisés, nous dit Le Quotidien, qui relaie la parole de certains parents, et qui doivent donc veiller sur leur compagnon numérique qui a donc conquis les petits et les grands, Philomé. Merci beaucoup, Antoine Feuneau, pour cette...
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