[00:00:00] Speaker 1: — Dans la presse, avec Hélène Frade, comme chaque matin. Bonjour, Hélène. — Bonjour, Damien. — Avec Hélène, notamment de la presse internationale, ses réactions, bien sûr, à l'intervention hier de Donald Trump à Davos, où il a annoncé un futur accord sur le Groenland et stoppé ses menaces douanières et militaires.
[00:00:17] Speaker 2: — Oui. Personne n'y comprend rien. Alors fatalement, chacun y va un peu de son interprétation. Le Figaro, ici en France, rapporte que Trump renonce à la force, mais pas au Groenland. Le quotidien belge, le soir, fait état d'un accord surprise et semble soulagé de voir le président américain amorcer une désescalade avec les Européens. En Italie, la stampa a le tournif à cette giraolta, cette nouvelle volte-face de Trump, passée en un clin d'œil des menaces, à ce qui s'apparente à une main tendue. Ce changement de pied radical, exaspère en tout cas, libero. La farce est finie. Fini, titre ce matin le quotidien italien, tellement d'hystérie pour rien. L'inconstance du chef de la Maison-Blanche et de son discours interminable hier à Davos nourrissent même des questions sur son état de santé, sur sa santé mentale. Daddy fool, papa cinglé, le daily mirror. Le taboui de Britannique ose la double ref, comme disent les jeunes diplomatiques et discos, au surnom que lui a donné le secrétaire général de l'OTAN et à la chanson Daddy cool. Jeu de mot cinglant. Également ce matin à la Une de l'humanité, fou allié.
[00:01:30] Speaker 1: Ah, plutôt bien trouvé. Quelle réaction aux États-Unis cette fois, Hélène ?
[00:01:33] Speaker 2: Le pari de Trump sur le Groenland sème la confusion, donne des maux de tête à Washington. D'après Politico, les diplomates analystes de politique étrangère, les économistes à gauche et à droite, sont tout autant déboussolés outre-Atlantique que leurs collègues européens. Le site américain Damien prévient que Trump change si souvent d'avis que les Européens seraient bien avisés. Il arrive de croire que le dossier est réglé, car le patron de la Maison-Blanche a déjà renié des accords, y compris passés par sa propre administration dans le passé, et qu'il lui reste encore trois ans avant la fin de son mandat. Le Washington Post estime, lui, que la grande crise du Groenland 2026 est probablement terminée, Trump ayant finalement désamorcé une crise qu'il a lui-même provoquée. Beaucoup de bruit, pour rien, ouvrait menace. Pour le Wall Street Journal, l'essentiel n'est pas là, mais dans le fait que les critiques du président américain ont touché les participants de Davos, car ils savent, je cite, qu'ils dépendent des Etats-Unis plus qu'ils ne le souhaiteraient, et qu'ils savent que c'est de leur faute. Le Wall Street Journal, vous l'avez aperçu à l'instant, qui affirme par ailleurs qu'après avoir renversé Nicolas Maduro au Venezuela, l'administration Trump recherche des interlocuteurs à la Havana, je cite, capables de négocier un accord pour mettre fin au régime communiste. de Cuba, d'ici la fin de cette année.
[00:02:58] Speaker 1: C'est pas terminé. Donald Trump à Davos, qui s'en est pris une nouvelle fois hier à Emmanuel Macron et à ses lunettes de soleil.
[00:03:04] Speaker 2: La Repubblica observe que les lunettes présidentielles, portées, on le rappelle, pour cause de conjonctivite, font couler beaucoup d'encre depuis deux jours et se retrouvent instrumentalisées à des fins politiques, y compris par Emmanuel Macron lui-même, qui a évoqué une référence involontaire à l'œil du tigre, un signe de détermination. Là encore, la référence est sujette à interprétation. Référence à Georges Clemenceau, à la pierre naturelle, au film de Stallone, pour le télégraphe. Pas de doute, avec ses lunettes d'aviateur, Emmanuel Macron ressemble à Tom Cruise dans Top Gun et atteint, je cite, le sommet de l'image du mâle alpha dans un Davos où la testostérone semble être la principale monnaie d'échange. Et c'est bien ce qui dérange Libération, qui critique une image, je cite, viriliste et assez ridicule. Elle a l'effet pilote de chasse cherchant la bagarre, mais exposant en réalité l'illusion. Le verdict, Damien, est sans appel. Ce bleuté aveuglant reflète une manière illusoire de chercher la puissance dans un accessoire, comme nous, adolescents, nous rêvons en beau gosse après avoir acheté une fausse paire de Ray-Ban au marché de 20 000.
[00:04:13] Speaker 1: De la virilité au masculinisme. Dans un rapport publié hier, le haut commissaire à l'égalité entre femmes et hommes s'alarme de la menace de cette idéologie.
[00:04:23] Speaker 2: Le site de RFI rapporte que c'est théorique. La haine des hommes envers les femmes, et qui prospère sur les réseaux sociaux, sont présentés par ce rapport comme un enjeu de sécurité publique. Un phénomène d'ampleur qui toucherait 17% des individus de 15 ans et plus, soit près de 10 millions d'individus. Dans une chronique publiée par Le Monde, l'économiste Pauline Grosjean met en relation la chute du nombre de naissances ici en France et la divergence des genres entre des jeunes hommes de plus en plus conservateurs et des jeunes femmes de plus en plus progressistes. Selon elle, si les raisons profondes de cette divergence des genres sont profondes, le rôle des réseaux sociaux et des influenceurs masculinistes sont montrés du doigt.
[00:05:07] Speaker 1: Un fossé entre les hommes et les femmes peut être comblé, et c'est bien triste, par l'intelligence artificielle.
[00:05:13] Speaker 2: La Libération propose un grand dossier sur ces Français, semble-t-il, de plus en plus nombreux, qui entretiennent des relations, si je puis dire, amoureuses voire sexuelles, si si, avec une IA. Si le sujet peut prêter à sourire. Semble renvoyé à la science-fiction, l'IB rappelle que ce phénomène comporte des risques très réels, d'addiction, de dépendance affective et autres troubles mentaux, au-delà de ses effets secondaires sur la santé mentale. Le journal s'inquiète de l'impact de l'IA sur les futures relations amoureuses, la vie affective des futures générations. Une question aussi essentielle que vertigineuse, parce que oui, l'amour, c'est ce qu'il y a de plus beau, mais eu à eu. Le journal s'inquiète de l'impact de l'IA sur les futures générations, parce que oui, l'amour, c'est ce qu'il y a de plus beau, mais eu à eu.
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