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Coding Levels expliqués (codes descriptifs vs interprétatifs + quand utiliser chacun)

Matthew Patel
Matthew Patel
Publié dans Zoom mars 6 · 7 mars, 2026
Coding Levels expliqués (codes descriptifs vs interprétatifs + quand utiliser chacun)

Les codes descriptifs décrivent ce qui est dit ou fait, en restant proche des mots des participants. Les codes interprétatifs ajoutent un sens (une explication, une hypothèse, un concept) pour comprendre pourquoi cela arrive. Le bon niveau de codage dépend de votre question de recherche, de votre calendrier, et de ce que vous devez livrer (thèmes, modèle, recommandations).

  • Mot-clé principal : coding levels (niveaux de codage)

Key takeaways

  • Un code descriptif = “quoi”, un code interprétatif = “pourquoi / comment”.
  • Commencez souvent large (broad) pour cartographier, puis passez granulaire quand vous voyez des motifs stables.
  • Évitez de mélanger les niveaux en gardant une définition, des règles d’inclusion/exclusion et des exemples par code.
  • Utilisez des mémos pour stocker vos interprétations au début, au lieu de les transformer trop vite en codes.

1) Que veut dire “niveau de codage” en analyse qualitative ?

Un niveau de codage indique la distance entre vos codes et les données brutes (verbatim, notes, documents). Plus vous êtes proche du texte, plus le code est descriptif, et plus vous vous éloignez vers des idées, plus le code devient interprétatif.

Cette distinction aide à garder une analyse cohérente, surtout quand plusieurs personnes codent, ou quand vous passez d’un tri initial à une synthèse finale.

Deux niveaux faciles à retenir

  • Descriptif : étiquette factuelle, proche du langage des participants.
  • Interprétatif : étiquette conceptuelle, qui explique un mécanisme, une motivation, une croyance, une dynamique.

2) Codes descriptifs : définition, exemples, et quand les utiliser

Un code descriptif répond à “de quoi ça parle ?” ou “qu’est-ce qui se passe ?”. Il résume un morceau de texte sans le sur-interpréter.

Il sert bien en début de projet, quand vous explorez un terrain, ou quand vous devez rester très fidèle aux mots (audit, traçabilité, recherche sensible).

Exemples de codes descriptifs (avec mini verbatims)

  • “Problème de connexion” : “La visio coupe tout le temps, je dois me reconnecter.”
  • “Attente longue” : “J’ai attendu 20 minutes avant d’avoir quelqu’un.”
  • “Comprend mal le tarif” : “Je ne sais pas si c’est par mois ou par projet.”
  • “Utilise un contournement” : “Je passe par un collègue pour valider, c’est plus rapide.”

Checklist : un bon code descriptif

  • Il peut se justifier par une phrase exacte du verbatim.
  • Il évite les mots qui expliquent déjà (“manque de confiance”, “peur”, “résistance”) sauf si la personne le dit.
  • Il reste utile pour regrouper (pas trop unique).

3) Codes interprétatifs : définition, exemples, et quand les utiliser

Un code interprétatif répond à “pourquoi ?”, “comment ?”, “qu’est-ce que cela révèle ?”. Il transforme des observations en idées plus générales.

Il devient très utile quand vous devez produire des thèmes, une théorie, un modèle, ou des recommandations qui vont au-delà d’une simple liste de sujets.

Exemples de codes interprétatifs (à partir des mêmes situations)

  • “Perte de contrôle perçue” : quand la personne décrit des interruptions et de l’incertitude (“ça coupe”, “je ne sais pas”).
  • “Charge mentale administrative” : quand le temps est consommé par des étapes (attente, validation, relance).
  • “Opacité des prix = frein à l’engagement” : quand l’ambiguïté tarifaire retarde une décision.
  • “Stratégie de réduction du risque” : quand la personne passe par un collègue, cherche une confirmation, ou évite un choix seul.

Quand passer à l’interprétation (signaux simples)

  • Vous voyez le même motif dans plusieurs entretiens.
  • Vous devez répondre à une question de type “qu’est-ce qui motive ?” ou “qu’est-ce qui bloque ?”.
  • Votre livrable final demande des thèmes ou un cadre explicatif, pas seulement une cartographie.

4) Commencer large (broad) ou granulaire : comment choisir

Commencer large aide à couvrir tout le champ sans se noyer dans des détails trop tôt. Commencer granulaire aide si vous avez déjà un cadre clair, ou si des décisions dépendent de nuances précises.

Votre choix dépend surtout de trois choses : votre objectif, votre volume de données, et votre stabilité de définition des concepts.

Quand commencer large

  • Exploration : vous ne connaissez pas encore les thèmes principaux.
  • Beaucoup de données : vous devez d’abord trier rapidement.
  • Équipe : vous voulez aligner les codeurs avec une structure simple.

Quand commencer granulaire

  • Question très ciblée : ex. “Pourquoi les utilisateurs abandonnent à l’étape de paiement ?”.
  • Cadre existant : vous avez déjà des catégories (process, conformité, critères).
  • Décisions fines : le livrable exige des détails actionnables (micro-frictions, points de rupture).

Une stratégie sûre : “large d’abord, fin ensuite”

  • Étape 1 : codes descriptifs larges (5–15 catégories).
  • Étape 2 : sous-codes descriptifs pour les catégories qui reviennent souvent.
  • Étape 3 : thèmes interprétatifs qui relient plusieurs sous-codes.

5) Éviter de mélanger les niveaux (sans plan) : règles pratiques

Le mélange arrive quand un même code contient à la fois une description (“attente”, “prix”, “support”) et une explication (“manque de confiance”, “peur”, “frustration”). Vous perdez alors la comparabilité, et votre équipe ne code plus de la même façon.

Vous pouvez tout à fait utiliser les deux niveaux, mais vous devez les séparer clairement.

Règle 1 : marquer le niveau dans le nom du code

  • Préfixes simples : D_ (descriptif) et I_ (interprétatif).
  • Exemple : D_Attente longue vs I_Charge mentale administrative.

Règle 2 : écrire une mini fiche par code (dans un codebook)

  • Définition (1 phrase).
  • Inclure si (2–3 puces).
  • Exclure si (1–2 puces).
  • Exemples (1–2 extraits).

Règle 3 : garder les interprétations dans des mémos au début

  • Écrivez : “Je pense que…” / “Hypothèse : …” dans un mémo lié à un extrait.
  • Ne transformez en code interprétatif que ce qui revient, et ce que vous pouvez expliquer clairement.

Règle 4 : décider d’un “moment de bascule”

  • Exemple : “On reste descriptif sur 20% du corpus, puis on ajoute des codes interprétatifs.”
  • Ou : “On passe à l’interprétation après un atelier d’alignement et une version 1 du codebook.”

Règle 5 : vérifier les conflits typiques

  • Code trop large : “Problèmes” (il ne dit rien).
  • Code trop psychologique : “anxiété” sans preuve explicite.
  • Code double : “Attente frustrante” (mélange description + émotion interprétée).

6) Un mini processus de codage (simple et robuste)

Ce processus convient à beaucoup de projets : entretiens, groupes, retours clients, observations. Il reste assez simple pour une petite équipe, et assez rigoureux pour éviter les dérives.

Étape par étape

  • 1) Préparer les données : transcriptions propres, noms anonymisés, structure par entretien.
  • 2) Lecture rapide : noter 5–10 idées dans un mémo général.
  • 3) Premier cycle : coder descriptif (large), sans chercher la “bonne théorie”.
  • 4) Regroupement : repérer les codes les plus fréquents et les plus importants.
  • 5) Deuxième cycle : affiner (sous-codes) et ajouter des codes interprétatifs si nécessaire.
  • 6) Synthèse : thèmes, relations, exceptions, et exemples citables.

Conseil : gardez une trace des changements

  • Quand vous renommez un code, notez “ancien nom → nouveau nom” et la raison.
  • Si vous fusionnez, indiquez quelles catégories entrent dans la fusion.

Common questions

  • Est-ce que je dois toujours commencer par des codes descriptifs ?
    Non, mais c’est souvent plus sûr si vous explorez un sujet nouveau, car cela limite les biais d’interprétation trop tôt.
  • Un code “émotion” est-il descriptif ou interprétatif ?
    Cela dépend : “je suis en colère” peut être descriptif (c’est dit), mais “colère” inférée depuis le ton devient interprétatif.
  • Combien de codes dois-je avoir ?
    Visez un système que vous pouvez expliquer et appliquer sans hésiter, plutôt qu’un chiffre, et simplifiez si vous ne retrouvez plus vos catégories.
  • Comment gérer les extraits qui semblent relever de deux codes ?
    Vous pouvez double-coder, mais définissez quand c’est acceptable, sinon vous perdez la lisibilité.
  • Que faire si l’équipe n’est pas d’accord sur l’interprétation ?
    Revenez au verbatim, comparez des exemples, mettez l’interprétation en mémo, et n’en faites un code que si vous avez une règle claire.
  • Des codes interprétatifs, est-ce “moins scientifique” ?
    Non, si vous documentez vos définitions, vos exemples, et votre chemin de décision, car l’analyse qualitative assume l’interprétation mais la rend traçable.

Ressources utiles (selon votre besoin)

Pour coder efficacement, vous gagnez du temps quand vos transcriptions sont claires, cohérentes, et faciles à relire. Si vous travaillez avec beaucoup d’audio, vous pouvez aussi comparer une première passe rapide avec une révision plus stricte.

Quand vous voulez analyser des entretiens sans perdre du temps sur la mise en forme, GoTranscript peut vous aider avec des professional transcription services, pour passer plus vite du son aux codes et aux thèmes.