Les sous-titres de cours STEM échouent souvent sur trois points : les symboles, les acronymes et les unités. Pour éviter les contresens, préparez une liste de terminologie avant l’enregistrement, imposez un format unique pour les unités, puis vérifiez en priorité les passages “à risque” comme les équations et les définitions. Cet article vous donne une méthode simple, un modèle de glossaire et des exemples pour transformer des équations parlées en sous-titres lisibles.
Mot-clé principal : sous-titrage STEM.
Key takeaways
- Les erreurs STEM viennent surtout de l’ambiguïté audio : “x” vs “fois”, “m” mètre vs “m” masse, “ohm” vs “home”, etc.
- Un glossaire (termes, symboles, unités, acronymes) réduit les erreurs avant même la transcription.
- Un format d’unités standard (espaces, exposants, µ, °C) rend les sous-titres cohérents et plus faciles à relire.
- Faites un spot-check ciblé : intro, définitions, dérivations, exemples chiffrés, conclusion.
- Écrivez les équations parlées avec des règles simples : dire le signe, clarifier les parenthèses, nommer les indices.
Pourquoi le sous-titrage STEM échoue (et pourquoi ce n’est pas “juste” de l’audio)
En STEM, une petite erreur peut changer le sens : confondre “m” (mètre) et “m” (masse), ou “d” (différentielle) et “delta”. Les moteurs de reconnaissance vocale, et même des humains sans contexte, se trompent car la langue parlée ne porte pas toujours les mêmes marqueurs que l’écrit.
Voici les causes les plus fréquentes.
- Symboles homophones : “x” (variable) vs “fois”, “n” vs “un”, “k” vs “quai”, “pi” vs “puis”.
- Acronymes et sigles : “PCR”, “LTI”, “FFT”, “SVM”, “LED”, prononcés lettre par lettre ou comme un mot.
- Unités et préfixes : “m” (milli) vs “M” (méga), “µ” (micro) souvent prononcé “mu” ou “micro”.
- Notation orale vs notation écrite : “au carré”, “sur”, “de”, “dérivée de”, “intégrale de… de…”.
- Rythme et segmentation : une équation dite d’un souffle dépasse vite la limite de lecture d’un sous-titre.
Le but n’est pas d’écrire un article scientifique dans les sous-titres, mais de garder une version fidèle et lisible de ce qui est enseigné, surtout pour les étudiants qui dépendent des sous-titres.
Une approche pratique en 3 étapes : glossaire, unités, contrôles ciblés
Vous pouvez réduire la plupart des erreurs avec un flux simple, avant et après la transcription.
Étape 1 : pré-construire une liste de terminologie (avant le tournage)
Un glossaire sert de “filet de sécurité” : il fixe l’orthographe, la casse, les symboles, et parfois la prononciation attendue. Il aide aussi à garder la cohérence sur toute une série de cours.
- Commencez par 30–80 entrées : variables, constantes, unités, noms propres, logiciels, méthodes.
- Ajoutez les acronymes et leur forme longue, même si vous pensez qu’ils sont “évidents”.
- Ajoutez les mots qui se confondent à l’oral : “ohm / homme”, “mole / mol”, “Euler / Oiler”.
Étape 2 : standardiser le format des unités et des nombres
Les unités ont des règles d’écriture qui évitent les ambiguïtés, notamment l’espace entre valeur et unité. Une référence utile est le Bureau international des poids et mesures (SI Brochure).
Choisissez une convention et tenez-la partout, par exemple :
- Espace : 5 V, 20 kHz, 3,3 mA (avec virgule décimale en français).
- Puissances : m/s², cm², 10⁻³ (évitez “m/s/s”).
- Température : 25 °C (espace avant °C).
- Micro : µm, µL (utilisez le symbole µ si possible).
- Multiplication : privilégiez “×” si votre format le permet, sinon “*” ou “fois”, mais restez constant.
Étape 3 : spot-check des sections à haut risque (après transcription)
Relire tout un cours est long, mais vous n’avez pas besoin de tout relire avec la même intensité. Ciblez les endroits où une erreur coûte cher.
- Début du cours : objectifs, définitions, variables introduites.
- Moments “tableau” : dérivations, équations, unités dans les exemples.
- Changements de notation : “on note”, “désormais”, “dans ce chapitre”.
- Résultats clés : théorèmes, lois, formules finales, valeurs numériques.
- Questions/réponses : les étudiants parlent souvent moins clairement et utilisent des termes locaux.
Astuce simple : pendant la relecture, cherchez visuellement les caractères et motifs “fragiles” : µ, Δ, ∂, ², ³, “k”/“K”, et les suites de lettres (sigles).
Modèle de glossaire STEM (copier-coller)
Ce modèle marche pour une classe, un MOOC ou une chaîne YouTube éducative. Gardez-le dans un tableur partagé avec l’équipe cours + montage + sous-titrage.
- Terme (affiché)
- Type (variable, unité, acronyme, concept, nom propre, logiciel)
- Symbole / casse (m, M, µ, Δ, ∂, Ω, etc.)
- Forme longue (si acronyme) / définition courte
- Prononciation attendue (optionnel)
- Contexte (chapitre, diapo, équation, exemple)
- À ne pas confondre avec (homophones, symboles proches)
- Exemple en sous-titre (une ligne)
Exemple (mini-glossaire)
- FFT — acronyme — FFT — transformée de Fourier rapide — “eff-èf-té” — chapitre 4 — à ne pas confondre avec “FET” — « On calcule la FFT du signal. »
- µm — unité — µm — micromètre — “micromètre” — microscopie — à ne pas confondre avec “mm” — « Épaisseur : 50 µm. »
- Ω — unité — Ω — ohm — “ohm” — circuits — à ne pas confondre avec “O” — « Résistance : 220 Ω. »
- m — variable — m — masse — “em” — mécanique — à ne pas confondre avec “m” mètre — « m = 2 kg. »
Équations parlées → sous-titres lisibles : règles et exemples
Un bon sous-titre STEM ne doit pas tout mettre sur une seule ligne. Il doit découper, clarifier les signes, et garder la même notation que le support (diapos, poly).
Règles simples de conversion
- Dites explicitement le signe : “plus”, “moins”, “fois”, “sur”, “égal”.
- Clarifiez les parenthèses : “entre parenthèses … fin de parenthèses”.
- Nommez les exposants et indices : “au carré”, “indice i”, “x sous zéro”.
- Évitez les ambiguïtés : “x” (variable) ≠ “×” (multiplication), choisissez une forme et tenez-la.
- Découpez : une équation longue peut devenir 2 sous-titres consécutifs.
Exemples concrets (parlé → sous-titre)
1) Loi d’Ohm
- Parlé : « U égale R fois I. »
- Sous-titre : U = R × I
2) Accélération moyenne
- Parlé : « a égale delta v sur delta t. »
- Sous-titre : a = Δv / Δt
3) Énergie cinétique
- Parlé : « E c égale un demi m v au carré. »
- Sous-titre : Ec = (1/2) m v²
4) Dérivée (notation)
- Parlé : « la dérivée de y par rapport à x. »
- Sous-titre : dy/dx
5) Intégrale (découpage pour la lecture)
- Parlé : « l’intégrale de zéro à T de x de t d t. »
- Sous-titres : ∫0T x(t) dt
ou, si le format impose du texte : Intégrale de 0 à T : x(t) dt
6) Probabilités
- Parlé : « P de A sachant B égale P de A inter B sur P de B. »
- Sous-titre : P(A|B) = P(A ∩ B) / P(B)
Quand garder du texte plutôt que des symboles
Si votre plateforme ou police gère mal certains caractères (Δ, Ω, ∂), gardez une version texte cohérente. Par exemple, remplacez “Δ” par “delta” partout, au lieu de mélanger les deux.
Checklist de qualité pour sous-titres STEM (avant publication)
Cette liste sert de contrôle rapide, sans relire chaque minute.
- Sigles : chaque acronyme a une orthographe stable (PCR vs P.C.R. vs pcr).
- Unités : espace valeur/unité, même style pour les puissances (m/s², cm²).
- Chiffres : même séparateur décimal (virgule), même format pour 10ⁿ.
- Variables : mêmes lettres que sur les diapos (k vs K, m vs M).
- Équations : parenthèses et “sur” (division) sont sans ambiguïté.
- Lisibilité : pas de sous-titre “mur de texte” pendant une dérivation.
Pièges courants et comment les éviter
Certains pièges reviennent dans presque tous les cours scientifiques. Les anticiper dans le glossaire vous fait gagner du temps.
- m / M / µ : milli, méga, micro, mais aussi mètre et masse.
- n : “n” peut sonner comme “un” en début de phrase.
- lettres grecques : “nu” (ν) vs “v”, “rho” (ρ) vs “p”.
- sin / signe : “sinus” peut être reconnu comme “signe”.
- k : constant de raideur (k) vs Kelvin (K) vs kilo (k).
- notation locale : certains profs disent “chapeau” pour un estimateur (x-hat), d’autres disent “x-tête”.
Solution pratique : ajoutez une colonne “À ne pas confondre avec” dans le glossaire, puis forcez une relecture ciblée des occurrences.
Common questions
1) Est-ce que je dois mettre toutes les équations dans les sous-titres ?
Non, mais vous devez rendre les passages où l’enseignant donne une formule ou fait un calcul compréhensibles. Si une équation est essentielle et affichée à l’écran, assurez au moins que les symboles et unités clés sont corrects.
2) Comment gérer les indices et exposants si mon format de sous-titres est limité ?
Utilisez une notation texte stable : “v^2” pour v², “x_0” pour x sous zéro, “E_c” pour l’énergie cinétique. L’important est la cohérence sur tout le cours.
3) Dois-je écrire “fois” ou utiliser “×” ?
Choisissez une règle : soit vous privilégiez les symboles math (×), soit vous écrivez “fois” si la police ou l’export ne suit pas. Évitez de mélanger “x” variable et “x” multiplication dans le même cours.
4) Comment traiter les acronymes : avec des points ou sans ?
Décidez une convention (souvent sans points : “PCR”, “FFT”) et appliquez-la partout. Ajoutez la forme longue au premier usage si le cours le fait, ou si cela aide la compréhension.
5) Que faire si le prof parle vite pendant une dérivation ?
Découpez en plusieurs sous-titres et gardez seulement l’essentiel : nom des étapes, signes, résultat intermédiaire. Vous pouvez aussi déplacer une partie dans le sous-titre suivant pour respecter la vitesse de lecture.
6) Comment être cohérent sur une série de 20 vidéos ?
Centralisez un glossaire unique, versionné, et réutilisez le même style d’unités et de nombres. Mettez à jour le glossaire après chaque vidéo quand un nouveau terme apparaît.
7) Les sous-titres automatiques suffisent-ils pour des cours STEM ?
Ils peuvent aider pour un brouillon, mais les cours STEM contiennent beaucoup d’éléments ambigus (symboles, unités, acronymes). Une relecture avec un glossaire et des contrôles ciblés améliore fortement la fiabilité.
Ressources utiles (et conformité)
Si vous produisez des contenus pour un public large, l’accessibilité vaut la peine d’être prise au sérieux. Pour un cadre général sur l’accessibilité du contenu, vous pouvez consulter les WCAG du W3C.
Pour préparer et produire vos sous-titres STEM, GoTranscript peut vous aider selon votre besoin : sous-titres, transcription, ou relecture d’un premier jet. Vous pouvez démarrer avec nos services de sous-titrage (closed captions) ou, si vous partez d’un brouillon, une relecture de transcription.
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