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Checklist de nettoyage de transcription pour chercheurs : noms, tics de langage, jargon et cohérence

Matthew Patel
Matthew Patel
Publié dans Zoom févr. 25 · 27 févr., 2026
Checklist de nettoyage de transcription pour chercheurs : noms, tics de langage, jargon et cohérence

Pour rendre une transcription exploitable en recherche, vous devez surtout la rendre cohérente et fiable, pas « plus belle ». Utilisez une checklist courte et chronométrée : normalisez les locuteurs, fixez les noms et acronymes avec un glossaire, traitez les tics de langage de façon constante, puis standardisez la mise en forme. Terminez par un mini contrôle qualité sur les éléments à risque (dates, nombres, termes techniques) sans faire de modifications qui changent le sens.

Mot-clé principal : checklist de nettoyage de transcription.

Key takeaways

  • Nettoyez par passes courtes : structure → vocabulaire → fillers → format → QA.
  • Créez un glossaire (noms, acronymes, jargon) et appliquez-le partout.
  • Choisissez une règle unique pour les fillers (garder, réduire, ou supprimer) et tenez-vous-y.
  • Évitez le « sur-éditage » : ne reformulez pas, ne corrigez pas la grammaire si cela change l’intention.
  • Faites une QA ciblée sur dates, chiffres, unités, et termes techniques.

Pourquoi nettoyer une transcription (et ce que “coding-ready” veut dire)

Une transcription « coding-ready » se lit facilement et se code de façon stable, car elle garde la même structure et les mêmes conventions du début à la fin. Elle ne supprime pas la voix des participants, mais réduit les frictions qui font perdre du temps au moment du codage (labels variables, noms incohérents, acronymes changeants).

Le nettoyage sert aussi à réduire les erreurs d’interprétation. Si un participant parle d’un outil, d’une date, ou d’un dosage, une petite faute peut mener à un mauvais code ou à une mauvaise conclusion.

À définir avant de toucher au texte

  • Votre niveau d’édition : verbatim (tout garder) ou verbatim “allégé” (moins de fillers et répétitions).
  • Votre standard de confidentialité : garder les vrais noms, pseudonymiser, ou anonymiser.
  • Votre format de travail : Word/Google Docs, Excel/CSV, NVivo/ATLAS.ti/MAXQDA, ou code (Python/R).

La checklist chronométrée (passes de 10–15 minutes)

Cette checklist de nettoyage de transcription fonctionne mieux en passes courtes. Fixez un minuteur, faites une seule chose, puis passez à la suite.

Pass 1 (10–15 min) : normaliser les étiquettes de locuteurs

  • Choisissez un schéma unique : P1, P2, INT (intervieweur), ou des rôles (Médecin, Patient).
  • Appliquez la même ponctuation : par exemple INT: puis un espace.
  • Gardez une seule personne par tour de parole, autant que possible.
  • Corrigez les variations : “Interviewer”, “Intervieweur”, “I:” → “INT:”.
  • Décidez si vous ajoutez des timestamps (utile pour vérifier l’audio, ou citer).

Astuce pratique : faites une recherche/remplacement globale, mais relisez chaque occurrence si deux locuteurs ont des noms proches.

Pass 2 (10–15 min) : créer un mini glossaire (noms, acronymes, jargon)

Le glossaire évite les incohérences qui cassent le codage. Créez-le au début, puis enrichissez-le au fil de la lecture.

  • Noms propres : participants, collègues cités, marques, logiciels, lieux.
  • Acronymes : forme courte + forme longue (si connue) + orthographe.
  • Jargon : termes métier, sigles internes, noms de process.
  • Traductions à éviter : si un terme est dit en anglais, décidez si vous le gardez tel quel.

Format simple de glossaire (copier-coller en haut du document ou dans un fichier séparé) :

  • Terme entendu → Forme standard → Notes (optionnel)
  • “CRM”, “C R M” → CRM → (outil de gestion client)
  • “John”, “Jon” → John → (orthographe confirmée par liste d’équipe)

Pass 3 (10–15 min) : fixer l’orthographe via le glossaire

  • Uniformisez chaque nom et acronyme selon votre glossaire.
  • Quand vous n’êtes pas sûr, marquez au lieu d’inventer : [nom incertain] ou [inaudible 00:12:34].
  • Ajoutez une règle de capitalisation : ex. “PCR” toujours en majuscules.

Si vous disposez d’une source fiable (liste de participants, guide d’étude, protocole), utilisez-la pour confirmer les termes. Sinon, restez prudent et signalez l’incertitude.

Pass 4 (10–15 min) : traiter les fillers et répétitions de façon cohérente

Les fillers (euh, hum, ben, genre) peuvent être des données. Le point clé n’est pas de tout supprimer, mais d’appliquer une règle stable.

  • Option A — Verbatim strict : vous gardez les fillers tels quels.
  • Option B — Verbatim allégé : vous supprimez une partie des fillers, mais vous gardez ceux qui portent un sens (hésitation, émotion, évitement).
  • Option C — Nettoyé pour lecture : vous supprimez la plupart des fillers, sans toucher au contenu.

Règles simples (à choisir) :

  • Supprimer les fillers isolés au milieu d’une phrase, mais garder ceux au début d’une réponse si vous analysez l’hésitation.
  • Réduire les répétitions exactes : “oui oui oui” → “oui”, sauf si l’insistance compte.
  • Garder les émotions et réactions : rires, soupirs, silences longs, si elles sont pertinentes, avec des balises comme [rires] ou [pause].

Pass 5 (10–15 min) : standardiser la mise en forme (pour le codage)

  • Une idée par tour de parole, pas de pavés difficiles à coder.
  • Décider d’un style pour les interruptions : ou [interruption].
  • Décider d’un style pour le chevauchement : [parle en même temps].
  • Uniformiser les balises : [inaudible], [crosstalk], [bruit].
  • Harmoniser les guillemets, tirets, et apostrophes, surtout si vous exportez en CSV.

Si vous codez dans un logiciel, exportez un test (un seul entretien) pour vérifier que les sauts de ligne et les caractères spéciaux passent bien.

Pass 6 (5–10 min) : une QA “hauts risques” (dates, nombres, technique)

Cette passe évite les erreurs qui coûtent cher en analyse. L’objectif est de repérer, pas de réécrire.

  • Dates : “le 12/03” peut vouloir dire 12 mars ou 3 décembre, donc clarifiez le format dans tout le corpus.
  • Nombres : 15 vs 50, “un” vs “vingt”, surtout si l’audio est bruité.
  • Unités : mg/ml, %, €, km, heures, versions (v2.1).
  • Termes techniques : noms de molécules, frameworks, normes, pièces, codes internes.
  • Négation : “je ne” manquant, “pas” avalé, qui inverse le sens.

Si vous avez l’audio, réécoutez uniquement les passages à risque, au lieu de tout réécouter. Si vous n’avez pas l’audio, marquez les zones douteuses de façon visible.

Ce qu’il ne faut pas “sur-éditer” (pour ne pas changer le sens)

Quand on nettoie, on peut facilement glisser vers la réécriture. En recherche, c’est risqué, car vous modifiez la donnée.

Ne faites pas ces modifications

  • Ne reformulez pas une phrase “pour faire plus clair” si cela change le ton, l’intention, ou la force.
  • Ne corrigez pas la grammaire au point d’effacer l’oralité (ex. auto-censure, hésitation, fragments).
  • Ne “complétez” pas un mot technique que vous devinez, même si vous pensez connaître.
  • Ne changez pas les mots de modalité : “peut-être”, “je crois”, “en gros”, “souvent”.
  • Ne corrigez pas une contradiction ou une incohérence chez un participant, car elle peut être analytique.

Préférez ces solutions sûres

  • Utiliser des balises : [incertain], [inaudible], [terme ?].
  • Ajouter une note séparée : {note du transcripteur : …} si votre protocole l’autorise.
  • Conserver la phrase et annoter le doute, plutôt que corriger.

Règles de cohérence qui font gagner du temps en codage

La cohérence rend les recherches de mots clés plus fiables et facilite le travail en équipe. Elle réduit aussi les débats sur “ce qu’on a voulu dire” au moment de coder.

Mini guide de style (à copier dans chaque projet)

  • Locuteurs : INT, P1, P2, etc., avec “:” et un espace.
  • Fillers : règle choisie (garder / alléger / supprimer), écrite en 1 ligne.
  • Nombres : chiffres (12) ou lettres (douze), et exceptions (unités, âges).
  • Dates : format unique (ex. 2026-02-27) pour éviter l’ambiguïté.
  • Acronymes : première occurrence en toutes lettres si connu, sinon garder l’acronyme.
  • Balises : liste fixe ([rires], [pause], [inaudible], [bruit]).

Si vous travaillez à plusieurs

  • Partagez le glossaire dans un document unique et verrouillez les conventions.
  • Faites une calibration sur 1 entretien : chacun nettoie 2 pages, puis vous comparez.
  • Notez les décisions et ne les changez pas en cours de route, sauf si vous mettez à jour tout l’existant.

Pièges fréquents (et comment les éviter)

  • Piège : corriger sans source. Solution : marquez l’incertitude et revenez à l’audio ou à une liste officielle.
  • Piège : supprimer tous les fillers. Solution : décidez en fonction de votre méthode (analyse du discours vs thématique).
  • Piège : incohérence des noms. Solution : glossaire + recherche/remplacement contrôlée.
  • Piège : format trop “littéraire”. Solution : phrases courtes, sauts de ligne, conventions stables.
  • Piège : nettoyer trop tard. Solution : faites au moins Pass 1–2 avant d’ouvrir votre logiciel de codage.

Common questions

Dois-je nettoyer avant ou après la pseudonymisation ?

Faites d’abord les décisions de confidentialité, puis nettoyez avec les pseudonymes, sinon vous risquez de devoir refaire des remplacements. Gardez une table de correspondance séparée si votre protocole l’autorise.

Quelle est la meilleure règle pour les fillers (euh, hum, genre) ?

La meilleure règle est celle qui colle à votre objectif. Pour une analyse du discours, gardez-en plus; pour une analyse thématique, un verbatim allégé suffit souvent, tant que vous restez cohérent.

Comment gérer un terme technique que je n’arrive pas à comprendre ?

N’inventez pas. Utilisez une balise comme [terme incertain] et, si possible, vérifiez avec l’audio ou un document projet (protocole, lexique interne).

Dois-je corriger les erreurs de français d’un participant ?

Évitez si cela change la façon dont la personne s’exprime. Vous pouvez corriger uniquement les coquilles évidentes de transcription (mots collés, doublons), sans « améliorer » le style.

Faut-il mettre les nombres en chiffres ou en lettres ?

Choisissez une convention et gardez-la partout. Beaucoup d’équipes utilisent les chiffres pour faciliter la recherche et la comparaison, surtout avec des unités.

Les timestamps sont-ils nécessaires ?

Ils ne sont pas obligatoires pour le codage, mais ils aident à retrouver rapidement un passage audio. Ils sont aussi utiles si vous devez citer précisément.

Comment savoir si ma transcription est “prête” ?

Elle est prête si vous pouvez la parcourir sans vous demander “qui parle ?”, si les termes clés ont une orthographe stable, et si vous avez contrôlé les dates et chiffres importants.

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