Un bon « repository permissions model » sépare clairement l’accès aux transcriptions brutes, aux résumés et aux decks, car ces contenus n’ont pas le même niveau de risque. Donnez l’accès aux transcriptions brutes à un petit nombre de rôles, et diffusez plutôt des résumés ou des supports anonymisés au plus grand nombre. Cette approche réduit l’exposition aux données sensibles, tout en gardant un flux de travail simple et gouvernable.
Dans ce guide, vous allez voir un modèle d’autorisations basé sur les rôles, des règles de partage externe, et une façon légère de documenter ces règles pour la gouvernance.
Key takeaways
- Séparez « transcriptions brutes », « résumés » et « decks » dans des espaces distincts avec des droits différents.
- Accordez l’accès au brut selon le principe du moindre privilège et une durée limitée.
- Préférez des résumés/deliverables nettoyés pour le partage interne large et l’externe.
- Documentez des règles simples : qui, pourquoi, combien de temps, et comment auditer.
Pourquoi séparer le brut des résumés (et des decks)
Une transcription brute peut contenir des noms, des opinions, des informations de santé, des secrets d’affaires, ou des détails hors contexte. Un résumé ou un deck peut transmettre l’essentiel sans exposer ces éléments, surtout si vous appliquez une anonymisation et un contrôle qualité.
Cette séparation aide aussi l’équipe au quotidien : les personnes qui « consomment » l’information n’ont pas besoin d’accéder au brut, et celles qui le produisent ont des règles claires.
Ce qui change selon le type de contenu
- Transcriptions brutes : texte complet, verbatim, souvent riche en données identifiantes.
- Résumés : synthèse, décisions, actions, souvent plus facile à anonymiser.
- Decks / slides : messages clés pour diffusion, avec un niveau de détail réduit.
Les risques les plus fréquents à réduire
- Sur-partage interne : trop de personnes ont accès au brut « par défaut ».
- Partage externe non maîtrisé : lien transférable, pièce jointe envoyée au mauvais contact.
- Requête d’accès non tracée : pas de justification, pas de durée, pas d’audit.
- Copie locale : export dans des fichiers personnels sans contrôle.
Un modèle d’autorisations basé sur les rôles (simple et solide)
Le cœur du modèle : vous classez le contenu par sensibilité, puis vous attribuez des droits par rôle, pas par personne. Vous gardez une logique cohérente, facile à expliquer et à auditer.
Voici une base que vous pouvez adapter à votre organisation et à votre outil (Drive, SharePoint, Notion, Confluence, Git, DAM, etc.).
Les 3 zones à créer dans votre dépôt
- Zone A – Brut (Restricted) : transcriptions brutes + audio/vidéo sources si vous les stockez.
- Zone B – Travail (Controlled) : versions nettoyées, annotations, brouillons de résumés.
- Zone C – Diffusion (Broad) : résumés validés, decks, comptes rendus, extraits approuvés.
Exemple de matrice rôles → droits
Adaptez les intitulés, mais gardez l’idée : peu de rôles ont accès au brut, davantage ont accès à la diffusion.
- Administrateur dépôt (Repo admin) : gère la structure, les groupes, les audits, sans nécessité de lire le contenu au quotidien.
- Owner contenu (Data/content owner) : valide les règles d’accès, approuve les partages externes, arbitre les exceptions.
- Équipe transcription/ops : lecture/écriture Zone A et B, pas de partage externe sans validation.
- Analyste / researcher : accès Zone B, accès Zone A seulement si besoin justifié et limité dans le temps.
- Chef de projet / produit : accès Zone C, accès Zone B selon projet, pas d’accès Zone A par défaut.
- Équipe juridique / conformité : accès sur demande (audit, litige), traçabilité obligatoire.
- Parties prenantes internes (stakeholders) : accès Zone C uniquement.
- Partenaires externes / clients : accès à un paquet exporté depuis Zone C, jamais Zone A.
Principe du moindre privilège (et comment l’appliquer sans bloquer)
- Accès « par défaut » : Zone C pour la plupart des équipes.
- Accès « par demande » : Zone B avec justification projet.
- Accès « exception » : Zone A avec raison, durée, et validation du owner.
Réduire le risque : règles concrètes qui marchent
Les autorisations seules ne suffisent pas si les fichiers sortent du dépôt ou si les utilisateurs contournent le processus. Combinez droits, hygiène de contenu et bonnes pratiques de partage.
Gardez des règles courtes, répétables, et faciles à vérifier.
Contrôles « contenu » avant diffusion
- Nettoyage : retirez les apartés, hésitations, et passages inutiles au but (selon usage).
- Anonymisation : remplacez les noms par des rôles (ex. « Participant A »), masquez les identifiants.
- Extraits : partagez des citations seulement si elles sont nécessaires et approuvées.
- Validation : exigez une relecture avant passage Zone B → Zone C.
Contrôles « accès » à activer dans l’outil
- Groupes, pas individus : droits gérés via groupes (HR / IAM) pour éviter l’oubli.
- Accès à durée limitée : pour Zone A, mettez une date d’expiration.
- Journalisation : activez l’audit des accès et des partages.
- Blocage du téléchargement : si possible pour Zone A, ou limitation aux rôles ops.
Étiquetage et classification (simple)
- Tag « BRUT » dans le nom de fichier/dossier (ex. 2026-02-Entretien-ClientX-BRUT).
- Tag « DIFFUSION » pour les versions partageables (ex. …-RESUME-VALIDE).
- Niveau de sensibilité (ex. Interne / Confidentiel / Très confidentiel) selon votre politique.
Partager en externe sans perdre le contrôle
Le partage externe est souvent l’endroit où les erreurs coûtent cher, car un lien peut circuler longtemps. Le but est simple : ne jamais partager le brut, et rendre le partage traçable et réversible.
Quand vous devez partager, partez de Zone C et créez un « paquet de partage » dédié.
Le « paquet de partage » (méthode recommandée)
- Copiez les livrables approuvés (résumé, deck, extrait) dans un dossier External-Share.
- Supprimez tout ce qui n’est pas nécessaire (annexes, brouillons, notes internes).
- Ajoutez un README d’une page : objectif, version, date, contact, règles d’usage.
- Partagez uniquement ce dossier, avec des droits en lecture.
Règles de partage externe à standardiser
- Liens non transférables si l’outil le permet, sinon partage nominatif.
- Expiration du lien et révision à date fixe.
- Interdiction d’édition et, si possible, interdiction de re-partage.
- Une validation par le owner contenu (ou un rôle délégué).
Quand faut-il refuser le partage du brut ?
- Si le brut contient des données identifiantes non nécessaires à l’objectif.
- Si l’accord de confidentialité ne couvre pas cet usage.
- Si vous ne pouvez pas tracer l’accès, révoquer, et appliquer une durée.
Documenter les règles d’accès pour la gouvernance (sans usine à gaz)
La gouvernance marche si elle est écrite, comprise, et appliquée. Un document de 2 pages vaut mieux qu’un PDF de 40 pages que personne ne lit.
Documentez surtout les décisions répétables et les exceptions.
Le minimum à écrire (modèle prêt à copier)
- Objectif : pourquoi le dépôt existe et quels types de contenu il contient.
- Classification : définition Zone A/B/C et exemples de fichiers.
- Rôles : liste des rôles et responsabilités (owner, admin, contributeur, lecteur).
- Règles d’accès : qui a accès à quoi, par défaut et sur demande.
- Processus de demande : formulaire ou ticket, champs requis (raison, durée, approbateur).
- Partage externe : conditions, étapes, et modèle de README.
- Rétention : durée de conservation et suppression (selon politique interne).
- Audit : fréquence de revue des accès et comment traiter les écarts.
Mettre en place une revue d’accès (pratique)
- Mensuel pour la Zone A (petit groupe, fort risque).
- Trimestriel pour la Zone B.
- Semestriel pour la Zone C si le groupe est stable.
Point RGPD (si vous traitez des données personnelles)
Si vos transcriptions contiennent des données personnelles, vous devez encadrer l’accès, la durée de conservation, et le partage selon votre base légale et vos règles internes. Pour une vue d’ensemble, vous pouvez consulter les ressources de la CNIL sur le RGPD.
En accessibilité, si vous publiez des vidéos, les sous-titres et transcriptions peuvent aussi faire partie de vos obligations selon le contexte et le type d’organisation, avec des référentiels comme les WCAG.
Procédure pas à pas pour déployer le modèle en 1–2 semaines
Vous n’avez pas besoin de tout refaire d’un coup. Avancez par étapes, en commençant par la séparation des zones et les groupes.
Voici une séquence simple qui limite les interruptions.
Étape 1 : cartographier ce que vous avez
- Listez les dépôts/dossiers où vivent les transcriptions, résumés, decks et sources audio.
- Identifiez les propriétaires (owner) par type de contenu ou par projet.
- Repérez les partages externes existants et notez les plus risqués (liens publics, invités inconnus).
Étape 2 : créer Zone A/B/C et déplacer progressivement
- Créez les 3 zones avec des droits vides (pas d’héritage large).
- Déplacez d’abord les nouveaux fichiers, puis migrez l’historique au fil de l’eau.
- Ajoutez des conventions de nommage et des tags simples.
Étape 3 : créer des groupes et règles de demande
- Créez des groupes : Repo-Admins, Transcript-Ops, Researchers, Stakeholders.
- Définissez une demande d’accès standard (ticket) avec : motif, périmètre, durée, approbateur.
- Ajoutez l’expiration par défaut pour Zone A (ex. 7, 14 ou 30 jours selon usage).
Étape 4 : sécuriser le partage externe
- Interdisez le partage externe depuis Zone A par politique ou contrôle admin si possible.
- Standardisez le « paquet de partage » depuis Zone C.
- Activez l’expiration des liens et la journalisation.
Étape 5 : formaliser et former (léger)
- Publiez la politique d’accès (2 pages) dans un espace visible.
- Faites une session de 30 minutes : quoi partager, où, et comment demander l’accès au brut.
- Planifiez la première revue d’accès et nommez un responsable.
Common questions
Qui devrait avoir accès aux transcriptions brutes ?
Un petit groupe : ops/transcription, quelques analystes si besoin, et le owner contenu. Donnez cet accès sur demande, avec une durée et une trace.
Est-ce que je peux donner l’accès au brut à toute l’équipe projet pour gagner du temps ?
C’est tentant, mais vous augmentez fortement le risque de sur-partage et de sorties de données. En général, un résumé validé et des extraits approuvés suffisent à la plupart des rôles.
Que faire si un client exige la transcription complète ?
Négociez d’abord un livrable nettoyé, puis, si le brut est obligatoire, créez une version dédiée (sans notes internes) et partagez-la via un dossier externe avec expiration, accès nominatif et interdiction de re-partage si possible.
Comment gérer les prestataires externes qui aident à l’analyse ?
Donnez-leur accès à Zone B ou à un paquet de travail dédié, et limitez Zone A aux cas strictement nécessaires. Exigez un compte nominatif, une date de fin, et une revue de leurs droits à la fin de la mission.
Faut-il conserver l’audio/vidéo source avec la transcription brute ?
Seulement si vous en avez besoin (preuve, qualité, réécoute) et si votre politique de conservation l’autorise. Sinon, stockez la source séparément, avec des droits encore plus stricts, ou supprimez-la selon vos règles.
Comment éviter que les gens copient-collent le brut dans un email ?
Réduisez l’accès au brut, favorisez les résumés, et utilisez des contrôles de téléchargement/copie si votre outil le permet. Ajoutez aussi une règle simple : tout partage sortant doit venir de Zone C.
Quel est le lien entre ce modèle et la conformité (RGPD, audits) ?
Un modèle par rôles, avec journalisation et revues d’accès, facilite la démonstration de contrôle et de minimisation. Il aide aussi à répondre plus vite aux demandes internes (audit, incident, suppression) car vous savez où se trouve le brut.
Si vous produisez des transcriptions, résumés ou sous-titres à grande échelle, une organisation claire du dépôt fait gagner du temps et réduit les erreurs. GoTranscript peut aussi vous accompagner côté production et qualité, avec des options adaptées à vos flux, depuis la saisie jusqu’à la livraison, via ses professional transcription services.
Pour les cas où vous avez besoin d’un premier jet rapide avant validation, vous pouvez aussi regarder la transcription automatisée, puis renforcer le contrôle avec une relecture de transcription.
