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Speaker labels accessibles : formater une transcription lisible par les lecteurs d’écran

Andrew Russo
Andrew Russo
Publié dans Zoom févr. 19 · 21 févr., 2026
Speaker labels accessibles : formater une transcription lisible par les lecteurs d’écran

Des speaker labels clairs rendent une transcription plus facile à comprendre, et surtout plus facile à lire avec un lecteur d’écran. Pour être accessible, il faut des libellés cohérents, peu de symboles “décoratifs”, et une mise en page qui aide la navigation (titres, espaces, retours à la ligne). Ce guide donne des règles simples, des exemples multi-intervenants, et une étape de validation pour vérifier que le texte se lit bien à voix haute.

Mot-clé principal : speaker labels accessibles.

Key takeaways

  • Utilisez un modèle de label stable : même forme, même ponctuation, mêmes majuscules.
  • Évitez les caractères décoratifs (>>> *** |) qui se lisent mal ou polluent la navigation.
  • Placez le label au début de la réplique, sur sa propre ligne, et laissez un espace après “:”.
  • Gérez les inconnus, les interruptions et les chevauchements avec des mots simples et constants.
  • Validez le rendu en “lecture à voix haute” pour repérer les endroits confus.

Pourquoi les speaker labels comptent pour l’accessibilité

Un lecteur d’écran lit le texte dans l’ordre, sans “voir” la mise en forme comme une personne voyante. Si les labels changent de forme, ou si vous ajoutez trop de symboles, l’utilisateur entend une suite de bruits (“barre”, “chevrons”, “étoile”), puis perd le fil.

Les labels servent aussi de repères de navigation. Dans beaucoup d’outils, l’utilisateur saute de paragraphe en paragraphe, ou cherche un mot précis, et un label stable aide à trouver “qui parle” rapidement.

Ce que les outils d’assistance attendent (en pratique)

  • Des éléments répétables : un label + une réplique, toujours dans le même ordre.
  • Une ponctuation simple : “Nom : texte”, pas “Nom — texte” si vous ne l’utilisez pas partout.
  • Des lignes propres : pas de sauts de ligne aléatoires au milieu d’une phrase.

Règles de formatage qui fonctionnent bien avec les lecteurs d’écran

La règle d’or : si vous lisez le document à voix haute, tout doit rester clair sans effort. Pour y arriver, standardisez le format des labels et réduisez les “effets visuels” qui n’apportent pas d’information.

1) Utilisez un pattern de label cohérent

Choisissez une seule forme, puis gardez-la du début à la fin. Le modèle le plus simple est : Prénom Nom : (ou Rôle : si vous ne connaissez pas le nom).

  • Bon : “Camille : …”, “Camille : …”, “Alex : …”
  • À éviter : “Camille - …” puis “CAMILLE> …” puis “Camille (intervieweuse) : …”

2) Mettez le label au début, sur une ligne claire

Commencez chaque prise de parole par le label, puis la réplique. Si une réplique est longue, gardez-la dans le même paragraphe pour que la lecture reste fluide.

  • Bon : un paragraphe par réplique, avec “Nom :” au début.
  • À éviter : le nom seul sur une ligne, puis le texte sur une autre ligne si vous le faites parfois et pas toujours.

3) Limitez les caractères décoratifs

Beaucoup de lecteurs d’écran annoncent les symboles, ou les lisent de façon imprévisible selon les réglages. Évitez donc les décorations et séparateurs “graphismes”.

  • À éviter : “>>>”, “***”, “|”, “— — —”, “• • •” comme séparateurs.
  • Préférez : des titres (voir ci-dessous) ou une ligne vide entre sections.

4) Utilisez des titres et de l’espace pour la navigation

Les titres (H2/H3 dans une page, ou styles “Titre 1/2” dans un document) permettent à l’utilisateur de sauter de section en section. L’espace blanc (une ligne vide) sépare les blocs sans ajouter de bruit sonore.

  • Ajoutez un titre pour chaque partie : “Introduction”, “Questions”, “Conclusion”, “Q&A”.
  • Évitez de mettre 10 répliques sans séparation, car la navigation devient pénible.

5) Ponctuation simple, lisible à l’oral

Les lecteurs d’écran s’appuient sur la ponctuation pour le rythme. Gardez des phrases courtes, et évitez les abréviations ambiguës si elles peuvent être lues “bizarrement”.

  • Ajoutez une virgule plutôt qu’un enchaînement de mots sans respiration.
  • Écrivez les nombres importants en toutes lettres si la lecture chiffrée crée un doute.

Exemples de format multi-intervenants (compatibles lecteurs d’écran)

Voici des modèles concrets que vous pouvez copier-coller. Ils privilégient la cohérence, la simplicité, et une lecture à voix haute sans surprise.

Exemple 1 : entretien simple à deux voix

Contexte : un intervieweur et un invité, sans chevauchement.

  • Intervieweur : Bonjour, merci d’être avec nous aujourd’hui.
  • Invité : Merci, ravi d’être là.
  • Intervieweur : Pour commencer, pouvez-vous expliquer votre projet en deux phrases ?
  • Invité : Oui, c’est un outil qui…

Vous pouvez aussi mettre chaque réplique dans son propre paragraphe si vous préférez, tant que la structure reste stable.

Exemple 2 : réunion à plusieurs personnes avec rôles

Contexte : plusieurs intervenants, et l’utilisateur doit comprendre “qui décide” rapidement.

  • Chef de projet : On valide le planning cette semaine.
  • Développeuse : J’ai besoin d’un retour sur la priorité des tickets.
  • Support : Deux clients signalent le même bug.
  • Chef de projet : D’accord, on traite ce bug en premier.

Si vous utilisez des rôles, gardez exactement les mêmes rôles tout le long, et ne mélangez pas rôle et prénom au hasard.

Exemple 3 : session avec timecodes (optionnel) sans gêner la lecture

Les timecodes peuvent aider, mais ils ajoutent du bruit à l’oral. Si vous en avez besoin, placez-les de façon constante, idéalement après le label.

  • Camille (00:02:14) : On commence par le budget, puis on passe au planning.
  • Alex (00:02:21) : OK, je partage mon écran.

Évitez les formats exotiques (ex. “00|02|14”) et n’insérez pas le timecode au milieu d’une phrase.

Gérer les cas difficiles : inconnu, interruptions, chevauchements

Les cas “désordonnés” créent vite de la confusion pour une personne qui écoute le texte via synthèse vocale. Le but n’est pas de tout noter, mais de rester compréhensible et prévisible.

Intervenant inconnu

Utilisez un label stable et numéroté, puis gardez-le partout. Ne changez pas en cours de route entre “Inconnu”, “Voix 1”, “Participant ?”.

  • Bon : “Intervenant inconnu 1 : …” puis “Intervenant inconnu 1 : …”
  • Bon : “Participant 2 : …” si vous avez plusieurs inconnus.
  • À éviter : “??? : …” ou “Voix : …” (trop vague).

Si vous identifiez la personne plus tard, faites une transition claire. Exemple : “Intervenant inconnu 1 (Sofia) : …” puis continuez avec “Sofia : …”.

Interruptions et reprises

Les interruptions sont utiles si elles changent le sens. Marquez-les avec des mots simples, pas avec des flèches ou des barres.

  • Exemple : “Alex : Je pense que—”
  • Exemple : “Camille : Pardon, je te coupe, mais on doit décider maintenant.”
  • Exemple : “Alex : Oui, je disais : on peut livrer vendredi.”

Gardez le même signe pour une phrase coupée (par exemple un tiret long), et n’en utilisez pas plusieurs (“…”, “—”, “/”) dans le même document.

Chevauchement (deux personnes parlent en même temps)

Le chevauchement “au mot près” devient vite illisible à l’oral. Pour l’accessibilité, décrivez le chevauchement de façon simple, puis donnez les répliques dans un ordre clair.

  • Option A (souvent la plus claire) : notez le chevauchement, puis listez les deux répliques séparément.
  • Option B : gardez la phrase principale, et résumez l’autre intervention si elle ne porte pas le sens.

Exemple (Option A) :

  • Note : Chevauchement de voix pendant 3 secondes.
  • Camille : On peut lancer lundi matin.
  • Alex : Attends, il manque la validation juridique.

Évitez de mettre deux colonnes, ou des crochets imbriqués, car un lecteur d’écran les annonce difficilement.

Bruits, réactions, et non-verbal

Gardez des descriptions courtes, et mettez-les entre crochets simples si vous le faites, sans multiplier les symboles.

  • Camille : [Rires] Oui, c’est exactement ça.
  • Alex : [Tous parlent en même temps] On revient au point 2.

N’ajoutez pas “!!!” ou des répétitions d’onomatopées, car cela alourdit la lecture audio.

Étapes pratiques : créer une transcription accessible, du début à la fin

Une bonne accessibilité vient d’un process simple et répétable. Voici un flux de travail que vous pouvez appliquer à une réunion, un podcast, ou une interview.

1) Définissez vos labels avant de commencer

  • Listez les intervenants (noms ou rôles) et décidez du format exact : “Nom :”.
  • Décidez comment vous allez gérer les inconnus : “Intervenant inconnu 1 :”.
  • Décidez si vous utilisez des timecodes, et où vous les placez.

2) Appliquez la même structure à chaque tour de parole

  • Un label, puis une phrase claire.
  • Une réplique = un paragraphe (recommandé) ou une ligne (si format liste).
  • Une ligne vide entre blocs si le texte est dense.

3) Nettoyez les incohérences courantes

  • Un même intervenant avec deux écritures : “Alex” vs “ALEX”.
  • Deux séparateurs différents : “:” puis “-”.
  • Des symboles répétés : “>>> Alex :” ou “*** Camille :”.
  • Des descriptions non-verbales trop longues.

4) Ajoutez des titres pour les gros changements

  • Exemples : “Présentation”, “Démonstration”, “Questions”, “Décisions”.
  • Gardez les titres courts pour qu’ils se repèrent vite à l’oreille.

Validation : une vérification “lecture à voix haute” à faire avant de livrer

Une validation simple peut éviter la plupart des problèmes. L’idée : vérifier que le document reste compréhensible quand on l’écoute, sans le regarder.

Check-list de validation (5 minutes)

  • Lisez (ou faites lire) 60 secondes au hasard : comprenez-vous qui parle à chaque phrase ?
  • Entendez-vous des symboles inutiles (“étoile”, “chevron”, “barre”) ? Si oui, supprimez-les.
  • Les labels se prononcent-ils de la même façon partout (même nom, même ponctuation) ?
  • Les timecodes, si présents, restent-ils supportables à l’oral ? Sinon, retirez-les ou regroupez-les.
  • Les passages difficiles (chevauchements, interruptions) restent-ils compréhensibles sans mise en page spéciale ?

Astuce : validation “recherche”

  • Recherchez “:” et vérifiez que chaque label suit le même modèle.
  • Recherchez “???” “>>>” “***” et supprimez ces marqueurs s’ils existent.

Common questions

Dois-je toujours mettre le nom de l’intervenant ?

Oui, si plusieurs personnes parlent. Si une seule personne parle, vous pouvez supprimer les labels, mais gardez des titres pour structurer.

Quel format de label est le plus simple pour un lecteur d’écran ?

“Nom : texte” est en général le plus clair, car il est court et très régulier. Gardez toujours un espace après les deux-points.

Puis-je utiliser des initiales (ex. “CJ :”) ?

Vous pouvez, mais cela peut être plus difficile à comprendre à l’écoute, surtout avec plusieurs personnes. Si vous utilisez des initiales, ajoutez une légende au début : “CJ = Claire Jamet”.

Comment gérer un intervenant qui change de rôle (ex. invité puis animateur) ?

Choisissez un seul label principal (souvent le nom) et gardez-le. Mettez le rôle dans une note au début si c’est utile.

Comment noter un passage inaudible sans nuire à l’accessibilité ?

Utilisez une formulation courte et stable, par exemple : “[Inaudible]” ou “[Inaudible 00:12:03]” si vous devez localiser. Évitez des symboles comme “###”.

Les crochets sont-ils une bonne idée pour les sons et actions ?

Oui, si vous restez simple et constant, par exemple “[Rires]” ou “[Musique]”. Évitez d’imbriquer plusieurs niveaux de crochets.

Que faire si deux personnes parlent en même temps pendant longtemps ?

Ajoutez une note courte (“Chevauchement de voix”), puis donnez les informations dans un ordre clair, même si vous ne pouvez pas tout transcrire mot à mot. Le plus important est la compréhension.

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