Blog chevron right Juridique

Captions vs Transcriptions vs Procès-verbaux : guide de décision pour les équipes juridiques (accessibilité + conformité)

Daniel Chang
Daniel Chang
Publié dans Zoom févr. 17 · 20 févr., 2026
Captions vs Transcriptions vs Procès-verbaux : guide de décision pour les équipes juridiques (accessibilité + conformité)

Pour une équipe juridique, les captions (sous-titres), les transcriptions et les procès-verbaux (minutes) ne servent pas au même objectif. Les captions rendent une vidéo accessible pendant le visionnage, la transcription fournit un texte complet et exploitable, et le procès-verbal résume et formalise des décisions. Le bon choix dépend surtout de l’usage (accessibilité, preuve, opérationnel), du niveau de détail attendu et des contraintes de confidentialité.

Ce guide vous aide à choisir le bon livrable selon vos audiences (interne, tribunal, clients), vos obligations d’accessibilité et vos risques de conformité. Vous trouverez aussi des exemples concrets et une checklist simple pour décider vite.

Mot-clé principal : captions vs transcriptions vs minutes pour équipes juridiques

Définitions simples : captions, transcription, procès-verbal

Avant de parler conformité, clarifions les mots, car beaucoup d’équipes mélangent ces formats. Un même enregistrement (réunion, audience, entretien) peut produire plusieurs livrables, mais pas avec le même niveau de fidélité.

Captions (sous-titres) : accès pendant la lecture

Les captions affichent le texte en synchronisation avec l’audio d’une vidéo. Elles servent surtout l’accessibilité et l’usage rapide (comprendre sans son, suivre un accent, clarifier des noms).

  • Format typique : SRT, VTT, SCC, ou captions « incrustées » (open captions).
  • Contenu : paroles + parfois indications audio utiles (ex. « [rires] », « [bruit de porte] ») selon le niveau d’accessibilité visé.
  • Point clé : la synchronisation temporelle est centrale.

Transcription : le texte complet, non forcément synchronisé

La transcription transforme un audio/vidéo en texte, souvent mot à mot ou nettoyé (verbatim intelligent). Elle sert la recherche, la relecture, l’archivage, la préparation d’un dossier ou la preuve interne.

  • Format typique : DOCX, PDF, TXT.
  • Options utiles : horodatage, identification des intervenants, glossaire de noms, annotations.
  • Point clé : vous obtenez un document exploitable (copier-coller, citer, analyser).

Procès-verbal (minutes) : un résumé structuré et « officiel »

Le procès-verbal n’est pas une transcription. Il résume les échanges, retient les décisions, les actions, les votes, les échéances et parfois les positions des parties, selon vos règles internes.

  • Format typique : modèle interne (Word/PDF) avec sections (présents, ordre du jour, décisions, actions).
  • Contenu : synthèse, pas mot à mot.
  • Point clé : il crée une trace opérationnelle et gouvernance, pas une preuve exhaustive.

Quand produire quoi : accessibilité, conformité et besoins opérationnels

Les équipes juridiques produisent ces livrables pour trois raisons principales : rendre un contenu accessible, gérer un risque (preuve, audit, litige), et faire avancer les dossiers (décisions, actions). Le bon format dépend du « moment » où il sert.

Choisir des captions : réunions vidéo, formations, communications

Optez pour des captions si votre priorité est que des personnes puissent suivre en temps réel une vidéo (ou la regarder sans son). C’est aussi utile lorsque vous diffusez des contenus internes (formation conformité, onboarding) ou externes (webinaire, conférence).

  • Cas d’usage : formation anti-corruption en vidéo, webinaire RGPD, communication du directeur juridique.
  • Livrable recommandé : fichier SRT/VTT + éventuellement « open captions » si votre plateforme ne gère pas les fichiers.
  • Point d’attention : vérifiez les noms propres, références de lois, montants et dates.

Si vous visez une conformité accessibilité, gardez en tête les pratiques de sous-titrage/captioning alignées sur les standards d’accessibilité comme les WCAG 2.2 (W3C). Les WCAG ne sont pas une loi en soi, mais elles servent souvent de référence.

Choisir une transcription : preuve interne, recherche, revue, eDiscovery

Optez pour une transcription si vous avez besoin d’un texte complet pour relire, citer, rechercher des éléments ou préparer une note. Une transcription bien structurée accélère aussi la revue de réunions (comité éthique, gestion de crise) et l’analyse d’entretiens.

  • Cas d’usage : entretien interne, audition enregistrée, réunion de négociation, appel client, déposition enregistrée (si autorisée).
  • Livrables recommandés : DOCX/PDF + identification des intervenants + horodatage (toutes les 30–60 secondes ou par changement d’orateur).
  • Point d’attention : définissez « verbatim strict » vs « verbatim intelligent » selon l’usage (preuve vs lisibilité).

Pour des besoins de rapidité, certaines équipes commencent par une transcription automatique, puis demandent une relecture ciblée. Si c’est votre approche, vous pouvez consulter la page transcription automatisée pour comprendre les options, puis envisager une vérification humaine si l’enjeu est élevé.

Choisir un procès-verbal : gouvernance, décisions, traçabilité

Optez pour un procès-verbal quand votre objectif est de garder une trace claire de ce qui a été décidé et qui fait quoi. Il s’adapte bien aux comités (direction, risques, conformité) et aux réunions où vous devez prouver une diligence raisonnable.

  • Cas d’usage : comité des risques, revue de conformité, comité d’audit, réunion de gouvernance projet.
  • Livrable recommandé : PV synthétique avec décisions, actions, responsables, dates, pièces jointes.
  • Point d’attention : alignez le niveau de détail avec votre politique (éviter les formulations ambiguës ou incriminantes).

Exemples concrets : quel livrable pour quel scénario juridique

Ces scénarios montrent comment choisir sans surproduire de documents sensibles. Dans beaucoup de cas, une combinaison « captions + transcription » ou « transcription + PV » fonctionne mieux qu’un seul format.

1) Formation conformité en vidéo (interne)

  • Objectif : accessibilité + compréhension sans son.
  • Choix : captions (VTT/SRT) + transcription téléchargeable pour révision.
  • Pourquoi : les captions aident pendant le visionnage, la transcription aide à relire et à retrouver un passage.

2) Réunion de crise (incident cyber, alerte lanceur)

  • Objectif : pilotage rapide + traçabilité + confidentialité.
  • Choix : procès-verbal opérationnel (décisions/actions) + transcription limitée (seulement segments clés) si besoin de précision.
  • Pourquoi : un verbatim complet peut augmenter la surface de risque si l’accès n’est pas strictement contrôlé.

3) Entretien d’enquête interne

  • Objectif : exactitude, relecture, comparaison entre entretiens.
  • Choix : transcription verbatim (avec horodatage) + index des sujets.
  • Pourquoi : les détails comptent, et l’horodatage aide à retrouver la source audio.

4) Réunion de comité (audit, risques, conformité)

  • Objectif : décisions + gouvernance.
  • Choix : procès-verbal formalisé + (option) transcription « intelligente » pour l’équipe projet, conservée sous accès restreint.
  • Pourquoi : le PV sert de document officiel, la transcription aide à exécuter les actions sans perdre des nuances.

5) Webinaire public d’information juridique

  • Objectif : accessibilité + réutilisation du contenu.
  • Choix : captions + transcription + (option) traduction si audience internationale.
  • Pourquoi : les captions rendent la vidéo accessible, la transcription nourrit un article, une FAQ, ou une note.

Checklist de décision : choisir le bon livrable (en 10 questions)

Utilisez cette checklist avant de lancer une production, surtout quand les contenus sont sensibles. Elle vous aide à cadrer l’usage, le niveau de détail et les contrôles de confidentialité.

  • 1) Est-ce une vidéo à regarder ? Si oui, prévoyez des captions.
  • 2) Avez-vous besoin du mot à mot ? Si oui, transcription verbatim (et horodatage si litige/enquête).
  • 3) Avez-vous surtout besoin des décisions et actions ? Si oui, procès-verbal.
  • 4) Qui est l’audience ? Interne restreint, large interne, externe, régulateur, tribunal.
  • 5) Quel est le risque si une phrase sort de son contexte ? Plus le risque est élevé, plus vous devez limiter diffusion et détail.
  • 6) Faut-il retrouver un passage rapidement ? Ajoutez horodatage + intervenants + table des sujets.
  • 7) Y a-t-il des termes critiques ? Noms, références de clauses, montants, dates, numéros de dossier.
  • 8) Le contenu inclut-il des données personnelles sensibles ? Définissez une stratégie de minimisation (masquage, pseudonymisation, accès restreint).
  • 9) Où sera stocké le livrable ? Dépôt documentaire, DMS, outil eDiscovery, avec règles de rétention.
  • 10) Qui valide la version finale ? Un relecteur juridique si le texte sert de référence.

Confidentialité et contrôle : éviter les pièges (sans bloquer le travail)

Une transcription ou des captions peuvent contenir des éléments plus sensibles que l’enregistrement lui-même, car le texte se copie et se recherche facilement. Vous réduisez le risque en cadrant le périmètre, l’accès et la conservation.

Mesures simples à mettre en place

  • Principe du besoin d’en connaître : limitez l’accès aux personnes nécessaires, pas à toute l’équipe.
  • Classification : marquez le document (confidentiel, privilégié, secret des affaires) selon votre politique.
  • Rétention : fixez une durée de conservation et une règle de suppression.
  • Traçabilité : gardez une piste d’audit (qui a créé, modifié, téléchargé).
  • Masquage : remplacez certains champs (numéros, identités) si l’usage ne nécessite pas le détail.

Attention aux « minutes » trop détaillées

Un procès-verbal trop narratif peut créer des ambiguïtés ou conserver des formulations non finalisées. Tenez-vous à la structure : faits utiles, décisions, actions, responsables, échéances.

Quand externaliser, sécurisez le cadre

Si vous confiez un fichier audio/vidéo à un prestataire, vérifiez le contrat, la confidentialité et les exigences de traitement des données. Pour un cadre général sur les responsabilités en matière de données personnelles, la réglementation RGPD (texte officiel) reste la référence dans l’UE.

Key takeaways

  • Captions = accessibilité pendant la lecture vidéo (texte synchronisé).
  • Transcription = texte complet pour recherche, relecture, citation et archivage.
  • Procès-verbal = résumé structuré des décisions et actions (gouvernance).
  • Plus l’enjeu est élevé, plus vous devez cadrer niveau de détail, accès et rétention.
  • Une combinaison (ex. captions + transcription, ou PV + transcription partielle) est souvent le meilleur compromis.

Common questions

Les captions et les sous-titres, c’est la même chose ?

Dans la pratique, beaucoup de gens utilisent les deux mots. Les captions mettent l’accent sur l’accessibilité (incluant parfois des sons non verbaux), alors que les sous-titres « classiques » se concentrent souvent sur le dialogue.

Une transcription peut-elle remplacer un procès-verbal ?

Non, car une transcription ne met pas en avant les décisions et actions. Vous pouvez l’utiliser comme source pour rédiger un PV, mais le PV reste un document distinct et plus synthétique.

Faut-il toujours un verbatim strict pour le juridique ?

Pas toujours. Pour une enquête, une audition ou un sujet litigieux, le verbatim strict aide, mais pour des réunions opérationnelles, un verbatim intelligent ou un PV peut suffire.

Quel niveau d’horodatage choisir ?

Si vous devez citer précisément un passage, choisissez un horodatage régulier (toutes les 30–60 secondes) ou par changement d’intervenant. Si l’usage est uniquement de lecture, un horodatage léger peut suffire.

Les captions automatiques suffisent-elles pour la conformité ?

Elles peuvent aider pour un brouillon, mais elles contiennent souvent des erreurs sur les noms, chiffres et termes juridiques. Si vous avez une obligation d’accessibilité, prévoyez une vérification et une correction.

Comment limiter le risque de fuite quand on transcrit une réunion sensible ?

Réduisez la diffusion, classez le document, appliquez une rétention, et masquez les informations non nécessaires. Vous pouvez aussi ne transcrire que les segments indispensables.

Que demander à un prestataire pour respecter la confidentialité ?

Demandez des engagements contractuels de confidentialité, des règles de conservation/suppression, et des contrôles d’accès. Alignez aussi le format et le niveau de détail avec votre usage (preuve vs opérationnel).

Si vous devez produire des captions, des transcriptions ou des livrables fiables pour des réunions et contenus juridiques, GoTranscript peut vous aider à choisir le bon format et le bon niveau de détail. Vous pouvez démarrer simplement via nos professional transcription services et adapter ensuite le flux (relecture, horodatage, formats) à vos besoins internes.