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Augmenter le volume en contentieux : augmenter la capacité de transcription sans perdre en qualité

Matthew Patel
Matthew Patel
Publié dans Zoom févr. 22 · 22 févr., 2026
Augmenter le volume en contentieux : augmenter la capacité de transcription sans perdre en qualité

Pour augmenter le volume de contentieux sans perte de qualité, il faut traiter la transcription comme une chaîne de production contrôlée : triage par risque, flux hybride IA+humain, modèles standard, contrôles qualité (QA) par étapes, et redondance de prestataires.

Vous pouvez ainsi absorber les pics (audiences, dépositions, expertises) tout en gardant des délais stables et des livrables fiables pour vos équipes de procès.

Mot-clé principal : augmenter la capacité de transcription

Pourquoi la transcription “casse” quand le volume de litiges augmente

En période de procès, le volume n’augmente pas seulement en quantité, il augmente en complexité : plus d’intervenants, plus d’abréviations, plus d’urgences, et plus de pièces à synchroniser.

Si vous ajoutez des heures audio sans changer le système, vous obtenez souvent des retards, des incohérences de format, et des erreurs sur les noms, les dates ou les citations.

  • Variabilité des sources : audiences, appels, visios, enregistrements mobiles, qualité sonore inégale.
  • Pression sur les délais : besoins “J+0/J+1” pendant les phases d’audience.
  • Risque juridique : une mauvaise attribution d’un propos ou un chiffre mal transcrit peut coûter cher.
  • Goulots internes : une seule personne valide tout, ou tout passe par le même circuit d’e-mail.

La solution consiste à créer des rails : qui fait quoi, quand, avec quel niveau de contrôle, et comment on mesure la qualité.

Tactique n°1 : trier (triage) par risque du dossier, pas “au feeling”

Le triage vous évite d’appliquer la même rigueur (et donc le même temps) à des contenus qui n’ont pas le même impact.

Vous gagnez de la capacité en allouant l’effort humain là où l’erreur serait la plus grave.

Une grille simple de triage (à adapter)

  • Risque élevé : audiences, dépositions, déclarations sous serment, passages destinés à citation, contenu sensible (mineurs, données médicales), éléments de preuve contestés.
  • Risque moyen : entretiens préparatoires, réunions avec experts, points d’avancement internes, synthèses pour stratégie.
  • Risque faible : notes vocales, brainstorming, comptes rendus non cités, relectures orales.

Règles d’orientation (exemples opérationnels)

  • Risque élevé : transcription humaine + relecture indépendante + contrôle des noms/numéros + horodatage si nécessaire.
  • Risque moyen : flux hybride IA+humain (IA pour le brouillon, humain pour corriger et mettre en forme) + contrôle ciblé.
  • Risque faible : IA seule ou IA + relecture rapide par l’équipe interne, avec mise en garde “non-citable”.

Décidez ces règles avant le pic d’activité, sinon tout finit en “urgent” et vous perdez le bénéfice du triage.

Tactique n°2 : mettre en place un flux hybride IA + humain (sans confusion sur la responsabilité)

Le modèle le plus robuste combine la vitesse de l’IA et la fiabilité du contrôle humain, mais seulement si vous définissez clairement les étapes et les critères de sortie.

Le piège classique consiste à livrer un brouillon IA comme un livrable final, sans marquage ni relecture, ce qui crée un risque de citation.

Un flux hybride qui tient la charge

  • Étape 1 — Préparation : normaliser les fichiers (nommage, dossier, participants, langue, consignes).
  • Étape 2 — Brouillon IA : génération rapide pour accélérer le démarrage.
  • Étape 3 — Correction humaine : noms propres, termes juridiques, chiffres, inaudibles, attribution des intervenants.
  • Étape 4 — QA ciblée : vérification des zones à risque (citations, montants, dates, références de pièces).
  • Étape 5 — Livraison : format conforme, versionnage, et champ “statut” (brouillon / relu / final).

Où l’IA aide vraiment en contentieux

  • Accélérer le traitement des longues réunions de préparation et des points d’équipe.
  • Créer un premier jet pour les contenus multi-locuteurs (avec correction ensuite).
  • Préparer des repères de recherche (mots-clés) quand il faut retrouver vite un passage.

Où l’humain reste indispensable

  • Vérifier les noms (parties, experts, magistrats, cabinets) et les références (pièces, articles, numéros de dossier).
  • Traiter les passages inaudibles et les chevauchements de voix.
  • Garantir la cohérence du style, des en-têtes, et de la ponctuation pour une lecture en audience.

Si vous avez besoin d’un point de départ rapide, un service comme la transcription automatisée peut alimenter votre flux, puis vous ajoutez des étapes de contrôle selon le risque.

Tactique n°3 : standardiser avec des modèles (templates) qui évitent les retours

Un modèle de transcription n’est pas “du cosmétique”, c’est un outil de capacité, car il diminue les questions et les corrections tardives.

Quand le volume monte, chaque aller-retour de mise en page devient un goulot.

Ce que votre template devrait inclure

  • En-tête : nom du dossier, date, type d’événement (audience/déposition/réunion), langue, durée.
  • Règles d’identification des intervenants (ex. : NOM, RÔLE, initiales) et gestion des inconnus.
  • Conventions : [inaudible 00:12:34], [chevauchement], [rire], [pause].
  • Horodatage : aucune / toutes les X minutes / à chaque changement d’intervenant (selon usage).
  • Format de livraison : DOCX, PDF, TXT, et si besoin intégration DMS/eDiscovery.

Mini “kit de démarrage” à fournir à tout prestataire

  • Liste des parties, avocats, experts, acronymes, lieux, et prononciations si utile.
  • Glossaire des termes techniques (médical, finance, construction) liés au dossier.
  • Exemples de transcriptions acceptées (1 page suffit) et de transcriptions rejetées.

Tactique n°4 : poser des “QA gates” (contrôles qualité) comme sur une ligne de production

Le contrôle qualité ne doit pas être un “grand contrôle final” fait à la dernière minute, car c’est là que tout bloque.

Divisez la qualité en contrôles courts, répétables, et mesurables.

Exemple de QA en 4 portes (gates)

  • Gate A — Intake : fichier lisible, bon format, métadonnées complètes, consigne de confidentialité, niveau de risque.
  • Gate B — Structure : intervenants bien séparés, en-tête complet, conventions respectées, horodatage cohérent.
  • Gate C — Exactitude ciblée : noms propres, montants, dates, citations, références, passages marqués [inaudible].
  • Gate D — Livraison : version finale, nommage correct, trace des modifications, canal de remise sécurisé.

Comment contrôler sans tout relire

  • Échantillonnage : relire des segments à risque (début, passages denses, moments de conflit, chiffres).
  • Checklists : 10 points maximum par gate, sinon personne ne les suit.
  • Double validation : seulement pour les livrables “citable” ou à risque élevé.

Si vous recevez souvent des brouillons à corriger, un service de relecture de transcription peut servir de gate C, surtout pendant les périodes de surcharge.

Tactique n°5 : sécuriser la capacité avec une redondance de prestataires (vendor redundancy)

Quand un procès démarre, votre principal risque opérationnel n’est pas l’absence de demandes, c’est la dépendance à une seule personne, une seule équipe, ou un seul fournisseur.

La redondance réduit la probabilité d’un arrêt complet en cas d’indisponibilité ou de pic.

Ce que “redondance” veut dire concrètement

  • Deux à trois fournisseurs préqualifiés avec le même template et les mêmes règles de QA.
  • Un plan de bascule (qui envoie quoi à qui, sous quel délai, avec quel format).
  • Des tests courts avant la période critique (15–30 minutes audio suffisent) pour vérifier style et délais.

Points de vigilance quand vous multipliez les acteurs

  • Incohérences de format : imposez votre template, pas le leur.
  • Noms et glossaires : un glossaire par dossier, versionné, partagé.
  • Canaux de remise : évitez les pièces jointes dispersées, centralisez.

Checklist de capacity planning (planification de capacité) pour périodes chargées

Cette checklist vous aide à estimer la charge et à éviter les surprises quand les audiences s’enchaînent.

Utilisez-la 2–4 semaines avant une période “trial-heavy”, puis réévaluez chaque semaine.

1) Prévoir la demande (volume et urgence)

  • Combien d’heures audio/vidéo par semaine (estimation basse et haute) ?
  • Quel pourcentage doit sortir en J+0/J+1 ?
  • Quels événements sont à risque élevé (citable) ?
  • Combien de langues et d’accents attendus ?

2) Cartographier l’offre (capacité réelle)

  • Capacité interne (heures/semaine) par rôle : préparation, correction, QA, mise en forme.
  • Capacité externe par prestataire, et délais standards vs express.
  • Plages “hors heures” possibles (soir/week-end) et règles d’approbation.

3) Définir vos niveaux de service (SLA) par risque

  • Risque élevé : délai cible + niveau de QA + format (avec horodatage ou non).
  • Risque moyen : délai cible + QA ciblé.
  • Risque faible : délai cible + statut “brouillon”.

4) Préparer les entrées (intake) pour gagner du temps

  • Convention de nommage : dossier_date_type_source.
  • Formulaire unique de commande (même interne) avec champs obligatoires.
  • Glossaire et liste des intervenants à jour, stockés au même endroit.

5) Suivre 3 indicateurs simples

  • Backlog : heures en attente par niveau de risque.
  • Temps de cycle : de réception à livraison, par type de demande.
  • Taux de retours : corrections demandées après livraison (et pourquoi).

Éviter les goulots d’étranglement pendant les périodes de procès

Les goulots apparaissent souvent au même endroit : l’entrée (intake) mal cadrée, la validation unique, ou la mise en forme finale.

Vous les réduisez avec des règles simples et des circuits courts.

Mesures rapides qui font une vraie différence

  • Limiter les “urgents” : imposez des catégories et des délais, sinon tout devient prioritaire.
  • Préparer avant l’audience : glossaire, intervenants, modèles, dossiers partagés, règles d’horodatage.
  • Découper les livrables : livrer par segments (ex. matin/après-midi) plutôt qu’attendre la fin.
  • Créer une file unique : un tableau (ou outil) qui montre statut, responsable, date, risque.
  • Standardiser les retours : un format de feedback (ex. : page/ligne/horodatage) pour corriger vite.
  • Réserver du temps QA : si le QA se fait “quand on peut”, il ne se fait pas.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Changer de template au milieu d’un procès.
  • Valider “à l’œil” sans checklist, surtout quand la fatigue monte.
  • Multiplier les canaux (e-mail + chat + fichiers locaux) au lieu d’un point central.
  • Ne pas indiquer le niveau de risque, puis demander une qualité “audience” sur tous les fichiers.

Common questions

1) Quel contenu doit absolument passer en transcription humaine ?

Tout contenu destiné à être cité, déposé, ou utilisé directement au procès doit suivre un parcours “risque élevé”, avec correction humaine et QA renforcé.

2) Est-ce que l’horodatage est toujours nécessaire ?

Non, mais il aide beaucoup pour retrouver un passage rapidement, surtout en période d’audience.

Choisissez une règle stable (toutes les X minutes ou à chaque changement d’intervenant) selon votre usage.

3) Comment gérer les noms propres et acronymes à grande échelle ?

Créez un glossaire versionné par dossier et imposez-le à tous les intervenants (interne et externe).

Ajoutez une section “noms sensibles” (orthographes, titres, rôles) pour réduire les erreurs critiques.

4) Comment éviter que la validation devienne un goulot ?

Répartissez la validation en gates courts (structure, exactitude ciblée, livraison) et limitez la double validation aux livrables à risque élevé.

5) Quelle est la meilleure manière d’absorber un pic soudain (ex. semaine d’audience) ?

Activez le triage, livrez par segments, et basculez une partie du volume vers un deuxième prestataire préqualifié.

6) Peut-on livrer un brouillon IA à une équipe de litige ?

Oui, si vous le marquez clairement comme “brouillon non-citable” et si vous définissez quand et comment il sera relu avant usage externe.

7) Que faut-il fournir au prestataire pour éviter les retours ?

Un template, une liste d’intervenants, un glossaire, un niveau de risque, et des consignes sur l’horodatage et le format de livraison.

Key takeaways

  • Le triage par risque protège la qualité là où elle compte et libère de la capacité ailleurs.
  • Un flux hybride IA+humain marche si vous définissez des critères de sortie et un statut clair des livrables.
  • Les templates et les QA gates réduisent les retours et stabilisent les délais.
  • La redondance de prestataires évite l’arrêt complet lors des pics de procès.
  • Une checklist de capacity planning (demande, offre, SLA, intake, indicateurs) limite les surprises.

Si vous devez augmenter la capacité de transcription sans sacrifier la qualité, GoTranscript peut vous aider à mettre en place le bon mix entre automatisation, relecture, et process.

Consultez nos professional transcription services pour choisir un flux adapté à vos dossiers, vos délais et vos exigences de mise en forme.